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Rencontre « hyper positive » entre Lise Thériault et des groupes de femmes

Le Collectif 8 mars, un regroupement féministe et syndical, s'est réjoui de sa première rencontre avec la nouvelle ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, malgré la controverse des derniers jours sur son adhésion au féminisme. Le Collectif émet toutefois des doutes sur sa position quant au financement des services de garde.

« C'était une rencontre hyper positive », a souligné Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec et porte-parole du Collectif 8 mars. « Elle connaît bien ses dossiers, elle était bien préparée. »

La ministre n'a pris aucun engagement concret lors de cette rencontre d'une heure, mais elle a fait preuve d'ouverture, selon Mme Sarazin.

Les groupes de femmes soulèvent toutefois un bémol au sujet des coupes de 120 millions de dollars imposées par le ministère de la Famille aux centres de la petite enfance et aux garderies privées subventionnées.

« Elle a gardé la ligne de parti », a noté Véronique De Sève, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

« Elle remet ça dans les mains du ministre de la Famille, M. Proulx. On lui a quand même souligné qu'elle était ministre de la Condition féminine et que ces services ont été hyper importants pour les femmes, pour l'autonomie financière des femmes », a poursuivi Mme De Sève.

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, a pour sa part mentionné que le prochain budget devra témoigner du sérieux du gouvernement à l'égard des revendications des femmes.

« Il y a un rendez-vous : il y a un prochain budget, où nous verrons si la condition des femmes compte pour le gouvernement. Les dernières compressions, c'est plus de 27 % de compressions qu'il y a eu dans les budgets de la condition féminine. Il y a le prochain budget et il y a la nouvelle politique d'égalité qui est attendue. On va donner la chance au coureur, mais on va juger l'arbre à ses fruits », a-t-elle conclu.

Les groupes de femmes n'ont pas voulu aborder la controverse de la semaine dernière, quand Mme Thériault a affirmé qu'elle n'était pas féministe avant de se dire féministe « à [sa] manière ».

« Les propos qu'elle a pu tenir, ce sont ses propos. [...] Ce qu'on a réitéré, c'est ce à quoi on s'attend d'une ministre de la Condition féminine », a expliqué Mme Sarazin.

Les groupes de femmes voulaient notamment rappeler à la ministre que les politiques gouvernementales ne doivent jamais désavantager les femmes, même indirectement.

Ils lui ont également signifié leur attachement au programme de retrait préventif pour une maternité sans danger.

La ministre, qui brillait par son absence au Sommet des femmes à Montréal la fin de semaine dernière, ne s'est pas adressée aux médias au terme de cette rencontre.

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