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Rencontre positive en soutien à la communauté musulmane de Québec

Les responsables du Centre culturel islamique de Québec sortent satisfaits d'une rencontre avec le maire de Québec, mardi, qui visait à faire le point sur les besoins de la communauté musulmane touchée par l'attentat survenu au Centre culturel islamique de Québec.

Les discussions ont principalement porté sur la possibilité d'une aide financière aux familles endeuillées, la sécurité et l'intégration des musulmans à Québec.

Mohamed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique, qualifie la rencontre de très positive et au-delà des espérances de la communauté musulmane. « Il y a beaucoup d’ouverture du maire de Québec, on est très rassurés. »

M. Labidi note que la Ville a accueilli avec ouverture la demande de la communauté d’instaurer des mesures d’intégration à l’emploi pour aider les musulmans à se trouver un emploi à Québec à la hauteur de leurs compétences.

« Le taux de chômage dans la population maghrébine est très fort par rapport à la population canadienne et québécoise et maintenant, ils sont très ouverts parce que c’est une façon d’intégration et d’éradiquer le racisme et l’exclusion. »

Du côté de la sécurité, le Centre culturel islamique recevra de l’aide pour revoir la sécurité et établir un protocole d’urgence dans les mosquées, un protocole qui aurait pu sauver des vies, affirme M. Labidi.

« Pendant l’attaque, on avait une porte de secours, ça aurait pu sauver beaucoup de vies, mais vu la panique les gens, ils n’ont pas vu la porte de secours. Il faut faire un protocole et s’entraîner sur ce protocole », dit-il.

Des discussions ont aussi porté sur la tenue d'une cérémonie commune pour honorer les disparus. Aucune décision n’a toutefois été prise pour le moment à ce sujet.

Plus de rétroaction de la part des autorités policières

Plus tôt dans la journée, le gouvernement Couillard a aussi promis d'agir pour accompagner et rassurer la communauté musulmane.

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, croit notamment que les autorités policières doivent donner davantage de rétroaction à la communauté quand des enquêtes sont menées à la suite de gestes haineux perpétrés contre les musulmans.

Il a donné en exemple l’enquête ouverte après qu’une tête de porc eut été placée sur le parvis de la grande mosquée, cet été.

« Ces enquêtes-là se font et elles se sont faites concrètement dans ce cas, mais la communauté nous a dit : "on ne savait pas que l’enquête a été faite, on n’a pas connu le résultat" », dit-il.

Le premier ministre Philippe Couillard a parlé pour sa part d’éducation pour mieux comprendre les communautés culturelles et parvenir à un « mieux vivre ensemble ».

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