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Rencontre provinciale-fédérale sur la santé pour « parler de gros sous »

Les ministres provinciaux de la Santé rencontrent leur homologue fédéral Jane Philpott, fraîchement nommée, à l'occasion d'un sommet de deux jours organisé à Vancouver. Pour le ministre de la Santé britanno-colombien, Terry Lake, cette rencontre, dont il n'attend pas d'annonce majeure, pourrait tout de même servir de base pour la conclusion d'ententes à l'automne.

Terry Lake, appuyé par les quatre provinces de l'Atlantique, compte proposer une nouvelle formule de financement de la santé, basée non pas par personne, mais sur l'âge des résidents dont le coût des soins de santé est plus élevé.

Lors de la campagne électorale, Justin Trudeau avait promis d'injecter trois milliards de dollars dans le système de santé. Mais la ministre Jane Philpott a déclaré il y a quelques semaines qu'elle ne croyait pas qu'ajouter des fonds soit la meilleure façon d'améliorer le système de santé.

Le Québec, qui pourrait perdre neuf milliards de dollars en 2017, si le financement n'est pas modifié, s'inquiète également de perdre la latitude qu'il a gagnée dans sa gestion de la santé dans la dernière entente expirée en 2014.

Nouvelles relations

La rencontre de Vancouver est aussi l'occasion de prendre un nouveau départ dans les relations entre Ottawa et les provinces en matière de santé.

Michael Prince, spécialiste des politiques en matière de santé à l'Université de Victoria, note que le précédent gouvernement conservateur « n'était pas très chaud » à l'idée de discuter avec les provinces, notamment en matière de santé. Le gouvernement libéral nouvellement élu a promis d'être plus fédérateur, mais le professeur Prince rappelle que les enjeux de santé sont souvent « ramenés à une affaire de gros sous ».

Signe possible d'un réchauffement toutefois, Jane Philpott a annoncé mardi, à la veille de la rencontre de Vancouver, qu'Ottawa se joint au programme d'achats groupés de médicaments sur ordonnance mis sur pied par les provinces et territoires afin de réduire leurs coûts. Une mesure d'autant plus cruciale que « c'est au Canada que les médicaments coûtent le plus cher au monde », rappelle Steve Morgan, professeur à l'Université de la Colombie-Britannique.

Les ministres de la Santé devront également discuter des termes de la loi sur l'aide médicale à mourir qui devront être définis d'ici quatre mois et des modalités d'une possible légalisation de la marijuana.

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