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Renouer avec l'Arctique 60 ans plus tard à l'aide d'un documentaire

Un documentariste d'Edmonton prendra la route de l'Arctique samedi avec son père, l'un des derniers commerçants de la traite des fourrures de l'Arctique canadien. Ce dernier a tourné tous ses périples sur une caméra 8 mm dans les années 1950 et son fils veut révéler ces images exclusives au public.

Un texte de Camille Martel

« Je suis un des derniers commerçants de la traite des fourrures des années 1950 », déclare Hugh Kroestch, 85 ans. L'homme a été employé de la Compagnie de la Baie d'Hudson pendant 10 ans.

Dès 17 ans, il faisait le voyage chaque été entre Edmonton et Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest, pour aller rejoindre le bateau qui l'attendait et sur lequel il allait passer les trois prochains mois.

« Ils ne faisaient pas seulement le commerce de la fourrure, ils s'occupaient aussi de livrer toute la marchandise qui devait se rendre dans les villages de l’ouest de l’Arctique », explique son fils Frederick Kroestch.

Cette aventure, Frederick Kroestch la relatera dans son documentaire The Last Fur Trader, dont la sortie est prévue pour la fin de l'année.

Il y a quelques années, il a découvert les images que son père avait tournées de 1949 à 1953 lors de ses voyages en Arctique.

Près de 60 ans plus tard, père et fils retournent dans l'Arctique pour constater les changements qui ont eu lieu.

« On veut aller voir ce qui a changé là-bas », explique Frederick Kroestch, en indiquant que sur les images de son père tout le paysage était glacé.

Il veut aborder le thème du réchauffement climatique dans son documentaire et montrer la réaction de son père devant ce changement drastique du paysage de l'Arctique.

Un autre objectif important de leur voyage est aussi de voir comment les peuples inuits ont évolué depuis : « mon père a vraiment eu une expérience unique le peuple inuit », raconte le documentariste. À l'époque, Hugh Kroestch était le seul Blanc à bord du bateau sur lequel il travaillait.

Frederic Kroestch dit être au fait que des « choses incroyables se sont passées dans le Nord, mais aussi des choses horribles ». Il veut développer des liens avec les communautés qu'il va rencontrer pour filmer d'autres documentaires.

Les deux hommes vont faire la tournée des endroits où Hugh Kroestch travaillait à l'époque, dont Tuktoyaktuk, situé aux abords de l'océan Arctique, et Cambridge Bay.

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