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Résidence Cooke : « Cette situation n'a rien d'acceptable ou de normal », dit Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barette, nomme deux enquêteurs pour faire la lumière sur les événements survenus à la résidence Cooke, à Trois-Rivières.

Dans un communiqué publié lundi après-midi, il précise que le Centre intégré universitaire de Santé et de Services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) procède déjà à une analyse du dossier, mais que compte tenu de la nature des éléments allégués, le ministère considère important de mener aussi sa « propre enquête tout à fait indépendante ».

Johanne Gauthier et Théodore Poulin  ont été mandatés pour tenter de comprendre les événements survenus au Centre d'hébergement Cooke, à Trois-Rivières, le 15 juillet dernier en début de soirée. La fille d'une résidente, Johanne Panneton, a filmé ce soir-là deux résidents allongés au sol à la suite d'une chute et qui appellent à l'aide. Aucun préposé n'était visible à cet étage.

Les résultats de cette enquête, dont le dépôt du rapport est prévu pour le 17 août, devront permettre d'avoir une meilleure compréhension des événements et de présenter des recommandations. 

De son côté, le CIUSSS MCQ poursuit son enquête interne avec son comité de gestion des risques. 

Dans un communiqué diffusé en fin de journée lundi, le CIUSSS MCQ indique que : « les événements survenus suscitent des questionnements collectifs, qui dépassent les murs de l'établissement » et que cela mène les dirigeants du CIUSSS MCQ à collaborer étroitement à l'enquête du ministère. 

L'enquêtrice principale nommée par le ministère, Johanne Gauthier, devait d'ailleurs rencontrer dès aujourd'hui le président-directeur général du CIUSSS MCQ, Martin Beaumont, de même que les représentants du comité des résidents.

Le ministre responsable de la Mauricie, Jean-Denis Girard, a pour sa part réagi par le biais de son attaché de presse lundi. Il affirme être très préoccupé par la situation, mais attendra les conclusions de l'enquête du ministère avant d'émettre des commentaires.

Les syndicats veulent participer à l'enquête

À l'instar du Syndicat québécois des employées et employés de service qui représente les préposés aux bénéficiaires de Trois-Rivières, le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires du Coeur-du-Québec (SIIIACQ) souhaite participer aux différentes enquêtes menées pour faire la lumière sur les événements.

La présidente du SIIIACQ, Andrée Guillemette, qui dit ne pas avoir été contactée pour le moment, estime qu'il est nécessaire que les représentants des travailleurs qui oeuvrent sur le terrain soient consultés.

« C'est n'est pas la première fois que ça arrive et ce ne sera pas la dernière non plus, ça, on le sait, explique-t-elle. C'est du personnel qui est soignant, mais qui court tout le temps. Ils ont plus que la charge qu'ils pourraient accomplir et les patients sont en diminution de fonctions autant cognitives que physiques. Ça demande d'autant plus une plus grande vigilance. »

Dimanche, le syndicat qui représente les préposés aux bénéficiaires du Centre d'hébergement Cooke a publié un communiqué pour faire part de son désir de participer aux enquêtes.

« On en a long à dire sur les conditions de vie des personnes qui sont hébergées dans les établissements publics de la région. Nous travaillons fort pour en prendre soin, mais la réalité est simple : nous ne sommes pas assez nombreux pour suffire à la tâche. Nous le répétons depuis des mois, et chaque fois, les autorités minimisent le problème. La vidéo diffusée vendredi donne une preuve concrète que nous avons raison : il est temps que les choses bougent », avait déclaré Rosaire Hamelin, président du syndicat local représentant le personnel paratechnique, des services auxiliaires, et des métiers.

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