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Retards judiciaires : une situation de crise, selon la bâtonnière du Québec

La tempête qui frappe le système de justice québécois en raison des lenteurs dans les procédures a mis le gouvernement dans l'embarras cette semaine. Beaucoup de choses se sont dites, mais nous avons très peu entendu les principaux acteurs du milieu.

Claudia P. Prémont, bâtonnière du Québec, Barreau du Québec

« Clairement, c’est une situation de crise. C’est grave ce qui est en train de se passer. […] C’est évident que le budget consacré à la justice est famélique. On parle de moins de 1 % du budget provincial. Pour nous, c’est insuffisant. Si la justice est importante – et à mon avis, elle est importante dans le cadre d’une société libre et démocratique –, il y a lieu d’injecter des fonds qui vont amener des ressources. »

Danielle Côté, juge en chef adjointe (Chambre criminelle et pénale), Cour du Québec

« À l’évidence, la situation est urgente et il faut des solutions. […] Je pense qu’il faut un changement de culture. […] Les avocats de la Couronne et de la défense se parlent trop souvent le matin ou la veille du procès. Au lieu d’avoir un plaidoyer de culpabilité six mois auparavant, si j’ai fixé un dossier pour deux semaines et que l’accusé plaide coupable le matin même, je n’ai pas la possibilité de me retourner rapidement et d’assigner de nouvelles causes. Ça, c’est un des éléments majeurs du problème que nous avons. »

Jenny Charest, directrice générale, Centre d'aide aux victimes d'actes criminels de Montréal

« Ce qu’on voit, face à ces nombreuses requêtes, c’est un sentiment d’inquiétude chez les nombreuses victimes. Ça remet en question la possibilité d’assurer la fin des procédures judiciaires alors que plusieurs attendent les procès et attendent ce moment depuis longtemps. Ce qu’on réalise, c’est que ça a des impacts sur les gens, parce que ça les stresse beaucoup. »

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