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Retour des chaînes humaines devant les écoles du Québec

Le mouvement « Je protège mon école publique » n'entend pas faire relâche à l'occasion de la rentrée scolaire. Le mouvement, composé en grande partie de parents d'élèves, reprendra cette semaine ses rondes de chaînes humaines à l'entrée des écoles de la province.

Le mouvement est né du désir qu'avaient certains parents de s'attaquer au manque de financement dans le réseau de l'éducation, plus particulièrement à niveau primaire.

Le mouvement a trouvé écho au sein de la population l'année dernière, notamment lorsque des parents et élèves de plusieurs dizaines d'écoles du Québec ont commencé à « entourer » leurs établissements respectifs afin de les protéger symboliquement contre les compressions budgétaires du gouvernement libéral.

Si Pascale Grignon, porte-parole du mouvement « Je protège mon école publique », salue certains progrès réalisés depuis par le gouvernement Couillard - comme le déblocage de fonds pour l'agrandissement et la rénovation de certains établissements - elle affirme que le système d'éducation québécois est toujours en péril.

Mme Grignon déplore notamment les difficultés d'accès aux services de professionnels pour des diagnostics, la surpopulation des classes, l'état de vétusté d'un grand nombre de bâtiments ainsi que l'élimination de certains postes de direction.

« Dans la situation dans les écoles en ce moment, je dois dire qu'on est dans une pire situation qu'on l'était au printemps 2015 », soutient-elle.

Pascale Grignon, explique que le mouvement reprendra officiellement ses chaînes humaines le 1er septembre prochain. La mobilisation ne se fait pas de « de gaieté de cœur » précise-t-elle.

La porte-parole affirme que les parents cherchent avant tout à rester vigilants face aux promesses gouvernementales. Elle rappelle du même coup que malgré les annonces de réinvestissements se chiffrant à plusieurs centaines de millions de dollars, le financement québécois en matière d'éducation fait pâle figure par rapport à la moyenne canadienne.

Le mouvement espère qu'en maintenant les moyens de pression, le gouvernement de Philippe Couillard finira par proposer des mesures concrètes pour répondre aux « besoins criants et grandissants des élèves », notamment dans les milieux plus défavorisés.

« Tous les projets et les actions que l'on peut poser pour accrocher et intéresser un enfant à l'école sont limités et c'est ça le problème majeur », conclut-elle.

La CSQ interpelle à son tour le premier ministre Couillard

La présidente de la Centrale syndicale du Québec, Louise Chabot, demande au gouvernement de « prendre les choses en main » pour améliorer la performance scolaire des élèves québécois.

En conférence de presse dimanche, en compagnie de différents acteurs du milieu scolaire, Mme Chabot a affirmé qu'il restait encore beaucoup de chemin à faire avant d'atteindre l'égalité des chances dans le système actuel et a urgé le gouvernement de prendre des mesures « pour placer les élèves au cœur des actions politiques en éducation ».

Les propos de Mme Chabot ont été repris par la présidente Fédération des syndicats de l'enseignement, Josée Scalabrini, qui a rappelé que pour placer adéquatement les étudiants au centre de ses priorités, le gouvernement devait prendre en compte l'avis du personnel enseignant. Elle a demandé à Québec de consentir plus de ressources à ces derniers et de reconnaître leur autonomie.

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