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Retour des Expos : Pedro Martinez est prêt à investir dans le projet

Pedro Martinez croit tellement au retour des Expos à Montréal que le membre du Temple de la renommée est prêt à investir dans le projet.

« J'adorerais cela. Tout ce que je pourrais faire pour aider, je le ferai, a-t-il déclaré. Je sais que le désir de revoir un club de baseball est réel et je suis prêt à faire n'importe quoi. Je ne sais pas combien je pourrais investir, mais j'aimerais bien que Montréal retrouve son équipe. »

Il ignore si d'autres anciens Expos seraient prêts à investir dans ce projet, mais il verrait bien un ancien joueur comme Derek Jeter, qui a exprimé le désir de devenir propriétaire d'une équipe, se joindre à lui.

« Je ne peux parler que pour moi-même, mais je pense que si d'autres anciens avaient l'occasion de se joindre au projet, ils le feraient. Ça prendra un groupe de gens spéciaux pour ramener le baseball à Montréal, mais ça peut être fait. »

« Quant à D.J. (Derek Jeter), je n'ai aucune idée de ce qu'il en pense. Mais ça ferait un excellent propriétaire. Ce serait un grand honneur qu'un gars comme Jeter se joigne à moi et au reste du groupe d'éventuels propriétaires. »

Martinez croit que la clé réside en l'engagement du maire envers la construction d'un stade.

« Il doit se commettre pour un stade au centre-ville et il doit trouver les gens pour le bâtir. »

Célébrer avec les partisans

Martinez, qui a été honoré en compagnie de Tim Raines avant la rencontre préparatoire remporté 4-2 par les Red Sox de Boston aux dépens des Blue Jays de Toronto, était ravi de se trouver à Montréal.

« C'est un moment que j'attendais depuis 1997. Quand on m'a remis mon trophée Cy Young - le seul dans l'histoire des Expos -, de ne pas pouvoir célébrer cela avec les partisans, ça m'attristait (NDLR : Il avait été échangé cet automne-là). Cette fois, après tout ce qui m'est arrivé et mon intronisation au Temple de la renommée, je peux dire que c'est ma façon de redonner aux partisans, pour ce qu'ils ont fait pour moi. Les Expos sont l'équipe qui m'a permis de devenir le lanceur que je suis devenu. »

Il a d'ailleurs livré un vibrant plaidoyer en faveur d'un retour du baseball devant les 52 682 spectateurs qui ont assisté à la rencontre.

« C'est comme si j'étais de retour à la maison, a lancé Martinez, qui a remporté le premier de ses trois trophées Cy Young avec les Expos, en 1997. Je peux vous dire une chose ce soir: Montréal est une ville de baseball. (...) S'il-te-plaît, MLB, reviens à Montréal. »

Ému, Raines a de son côté remercié les partisans avant d'ajouter qu'il souhaitait lui aussi que le baseball revienne dans la métropole.

« Mon plus beau souvenir demeure ma participation au match des étoiles de 1982, présenté ici, en compagnie de Steve Rodgers, Andre Dawson, Gary Carter et Al Oliver. Ensuite, c'est ma première présence dans les Ligues majeures et à mon retour, en 2001, alors que les gens m'ont accordé une ovation debout tout au long de ma présence au bâton. »

Les deux hommes ont été honorés en compagnie d'Ellis Valentine, Marquis Grissom et Vladimir Guerrero. Après la présentation d'une brève vidéo relatant leurs exploits, les deux hommes ont effectué un lancer protocolaire.

Martinez a disputé quatre de ses 18 saisons dans le baseball majeur avec les Expos, de 1994 à 1997, compilant une fiche de 55-33, avec une moyenne de points mérités de 3,06, 20 matchs complets, 8 jeux blancs ainsi que 843 retraits sur des prises en 797 manches et un tiers.

Entre 1997 et 2000, il a remporté trois Cy Young. Au cours de sa carrière de 18 saisons, il a compilé une fiche de 219-100 et une moyenne de points mérités de 2,19 -- tout ça en dépit du fait qu'il a joué pendant l'ère des stéroïdes. Il a été admis au Temple de la renommée du baseball en juillet dernier.

Raines a quant à lui joué 13 de ses 23 saisons à Montréal. Il a complété sa carrière avec une moyenne au bâton de ,294 à l'aide de 2605 coups sûrs, dont 430 doubles, 113 triples et 170 circuits. Ses 808 buts volés lui confèrent le 5e rang de tous les temps.

Le voltigeur de gauche en sera en 2017 à sa dernière année d'éligibilité pour une place à Cooperstown. En janvier dernier, il a vu son nom inscrit sur 69,8 % des bulletins, à quelques votes seulement des 75 % nécessaires pour y être admis.

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