BILLET - Marc Bergevin s'est peinturé dans le coin. La quasi-totalité des partisans souhaite le voir partir. Le défi, c'est de lui trouver un remplaçant. Et Patrik Roy est de loin le meilleur candidat possible. Je ne serais pas surpris que Geoff Molson n'attende que la fin de la saison pour en faire l'annonce.

Le principal atout de Roy, c’est l’espoir. Et c’est immense.

Dégoûtés

Est-ce que les partisans du Canadien sont déçus? Non. Ils l’étaient en novembre. Dépités, alors? Non plus. Le dépit, c’était en février. Actuellement, les partisans du Canadien sont cyniques et dégoûtés. Ils ne vont plus aux matchs, ils ferment la télé, la radio. Ils se désabonnent de leur chaîne sportive.

Eh! Est-ce que Geoff Molson peut accepter qu’une importante partie de son public cible soit dégoûtée? Est-ce que la patience est une option? Non! Deux fois non.

L’espoir

Les partisans vivent d’espoir. Ils se prennent souvent d’affection pour une équipe Cendrillon bien plus qu’ils ne le feraient pour une équipe championne. Rappelez-vous la chevauchée de 2010 alors que Jaroslav Halak et le Canadien avaient éliminé successivement (et en sept matchs) les puissants Capitals d’Ovechkin et les invincibles Penguins de Crosby.

Vous les aimiez ces Canadiens-là. Vous les aimiez d’amour, même s’ils n’ont pas remporté la coupe. Quel beau printemps ça avait été!

Une équipe Cendrillon, une équipe inattendue, qui défie les pronostics, qui rivalise avec les grands alors que personne ne l’attend, c’est une équipe sympathique!

Et c’est ce que le Canadien peut espérer de mieux à court et moyen termes.

Critiques anticipées

J’entends comme vous mes collègues journalistes, commentateurs et analystes nous dire de Roy qu’il a trop de caractère, qu’il s’intégrerait difficilement à l’organigramme et à la façon de faire du Canadien, qu’il n’a pas d’expérience comme directeur général. Et j’en passe.

Je réponds simplement : et puis?

Roy, c’est l’espoir. Et l’organisation en a désespérément besoin.

Lapidée

Le Canadien a été lapidé dans les médias depuis quelques semaines. Du niveau de jeu au recrutement en passant par les communications et le développement des joueurs, il n’y a pas un élément qui n’ait été descendu en flammes par la presse, les amateurs, les spécialistes.

L’image

Le Canadien doit rétablir son image et ça presse. L’embauche de Roy comme directeur général annoncerait un virage. Roy est encore synonyme d’excellence, de combativité, de caractère. Son arrivée serait perçue de façon très (très, très) positive par les partisans. J’en ai parlé autour de moi. Ça n’a rien d’un sondage scientifique, mais c’est unanime.

Il appartiendra ensuite à Geoff Molson de bien entourer Roy.

Pour le reste, je suis convaincu que « Casseau » a encore son puck chanceux, quelque part, dans un tiroir.

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