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Saint-Lambert continue sa croisade contre le bruit au parc Jean-Drapeau

La Ville de Saint-Lambert poursuivra ses démarches judiciaires contre la Ville de Montréal, la Société du parc Jean-Drapeau et evenko pour faire baisser le son des concerts au parc Jean-Drapeau. Dans un communiqué, les élus de la municipalité de la Rive-Sud se disent « convaincus du bien-fondé [des] démarches judiciaires entreprises pour protéger les intérêts des citoyens de la municipalité ».

Ils étaient toutefois divisés sur le sujet lors d'une réunion à huis clos lundi. Certains conseillers soutenaient alors que les frais d'avocats, qui s'élèvent à plus de 190 000 $, étaient déjà trop élevés. Une majorité d'entre eux a finalement décidé de maintenir le cap.

La Ville de Saint-Lambert déboutée

Saint-Lambert est en croisade depuis plusieurs mois pour faire diminuer le son des concerts d'été au parc Jean-Drapeau. En juin, elle a déposé une demande d'injonction contre la Ville de Montréal, la Société du parc Jean-Drapeau et l'organisatrice d'événements evenko, pour que le volume soit baissé cet été. Cette demande a été rejetée par la cour, qui n'a pas reconnu l'urgence de la situation.

Dans sa décision, la Cour supérieure du Québec estimait que la Ville de Montréal et evenko pouvaient subir un préjudice en raison des pertes économiques liées à une réduction du niveau sonore.

Saint-Lambert ne s'est toutefois pas découragée et est revenue à la charge pour demander à la Cour supérieure du Québec de se pencher de nouveau sur le dossier. Les questions de fond doivent être entendues au cours des prochains mois.

Saint-Lambert prête à négocier

Saint-Lambert veut, malgré tout, donner une nouvelle chance aux discussions. La municipalité admet qu'une solution durable devra être négociée, plutôt qu'imposée, avec la Ville de Montréal, la Société du parc Jean-Drapeau et l'entreprise québécoise evenko.

Le maire de Saint-Lambert, Alain Dépatie, accueille l'arrivée toute récente d'evenko dans les discussions. « C'est lui qui a le bouton de volume, c'est à lui qu'appartiennent toutes les structures sonores », dit-il. « C'est le gestionnaire de ces spectacles-là. »

Le maire estime également qu'une solution négociée permettrait de minimiser les coûts inhérents à la judiciarisation du dossier.

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