Retour

Santé : Brad Wall n'exclut pas une entente avec Ottawa

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, est ravi du front commun de la plupart des provinces contre le gouvernement fédéral en matière de transferts en santé. Même s'il s'oppose à la proposition d'Ottawa, il indique qu'il ne ferme pas la porte à un accord qui serait bénéfique pour sa province.

Dans sa dernière offre bonifiée, Ottawa souhaite hausser ses transferts en soins de santé à 3,5 % par année pendant cinq ans. Il entend aussi investir 11,5 milliards de dollars, dont 6 milliards de dollars sur 10 ans pour les soins de santé à domicile et 5 milliards de dollars pour les soins en santé mentale.

Lundi, les provinces et territoires ont fait savoir qu’Ottawa n’a pas réussi à les convaincre. Presque toutes les provinces réclament une hausse annuelle de 5,2 % des transferts en santé du fédéral.

Jeudi, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, a annoncé que son gouvernement et celui de Justin Trudeau ont conclu une entente bilatérale sur le financement des soins de santé.

De son côté, M. Wall dit qu’il ne voit rien de mal à cet accord bilatéral qui prévoit une enveloppe supplémentaire de 230 millions de dollars pour les soins à domicile et la santé mentale pendant 10 ans, estimant que les provinces font ce qu’il y a de mieux pour leurs populations. Il note que la Saskatchewan a des besoins spécifiques en matière de santé des Autochtones.

Un trop grand contrôle fédéral

Bien que la proposition actuelle d’Ottawa soit supérieure à l’entente fédérale-provinciale conclue sous le gouvernement Harper, Brad Wall soutient que les transferts proposés par le gouvernement Trudeau s’accompagnent d’un trop grand contrôle fédéral.

Selon l’entente conclue sous les conservateurs, Ottawa accordait une hausse annuelle de 6 % des transferts en santé aux provinces, mais prévoyait qu'elle soit limitée à 3 % dès l’an prochain.

Puisque les négociations ont échoué entre les deux ordres de gouvernement, les paiements annuels du Transfert canadien en matière de santé augmenteront de 3 % par année à partir du 1er avril.

Plus d'articles

Commentaires