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Sécurité des jeunes autochtones à Thunder Bay : Alvin Fiddler lance un appel à l'aide

La Ville de Thunder Bay et la Première Nation de Fort William, toutes deux dans le Nord de l'Ontario, devraient utiliser la méthode forte pour mobiliser plus de financement pour la sécurité de ses jeunes. C'est ce qu'affirme le grand chef Alvin Fiddler, au terme d'une réunion d'urgence sur l'éducation.

Il soutient que la nation Nishnawbe Aski (NAN) ne peut prendre elle-même cette décision.

Le grand chef considère que les Autochtones sont des visiteurs sur ce territoire, puisque de nombreux élèves des communautés éloignées du Grand Nord se rendent à Thunder Bay pour poursuivre leurs études.

​C'est pourquoi la NAN demande à la Ville de Thunder Bay et à la Première Nation​ Fort William, située en banlieue de la ville, de faire la requête aux gouvernements fédéral et provincial.

Pourquoi demander l'état d'urgence?

L'état d'urgence permettrait d'obtenir des fonds ​extraordinaires.

Le grand chef de la Nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler, espère que l'argent pourrait être investi, par exemple, à la création d'une résidence étudiante pour jeunes élèves autochtones et à un réseau de transport scolaire.

Actuellement, plusieurs élèves autochtones doivent utiliser le transport en commun, et ce, dans une ville où les gestes racistes à l'endroit des premiers peuples sont fréquents.

« Nous devons créer des foyers sécuritaires pour nos élèves qui viennent à Thunder Bay​, car plusieurs d'entre nous estimons qu'à chaque fois que nous envoyons un de nos enfants dans une maison pour pensionnaires, nous prenons un risque. Certains élèves pensionnaires sont très bien accueillis alors que d'autres ​le sont beaucoup moins. ​Et nous croyons que chaque enfant mérite de vivre dans un environnement sécuritaire et accueillant », d'affirmer le grand chef en entrevue à Radio-Canada.

Questionné sur la nécessité d'un décret d'état d'urgence pour mettre de l'avant les initiatives proposées, Alvin Fiddler offre une réponse qui en dit long.

​Cette demande survient à la suite de pressions exercées par Theresa Spence, autrefois chef de la Première Nation d'Attawapiskat et symbole important du mouvement Idle No More.

Plus tôt cette semaine, des leaders des communautés autochtones, des enseignants, des jeunes et des représentants municipaux se sont réunis à Thunder Bay. Ils se sont rassemblés pour trouver des stratégies afin de protéger la jeunesse avant le retour en classe.​

Réponse de Thunder Bay

La Ville de Thunder Bay dit ne pas avoir eu de demande formelle de la nation Nishnawbe Aski.

La porte-parole Karen Lewis a affirmé à Radio-Canada que la Ville contactera la nation pour lui demander une déposition officielle.

D’ici là, elle ne commentera pas davantage.

Avec les informations de Mathieu Grégoire

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