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Serena Williams offre un plaidoyer pour l'équité salariale

Serena Williams a signé lundi dans Fortune un essai pour réclamer l'équité salariale pour les femmes noires qui, a-t-elle souligné, gagnent 63 ¢ pour chaque dollar qu'un homme empoche.

« La rémunération des femmes noires est de 17 % inférieure à celle de leurs collègues blanches, et elle équivaut à 63 % de celle des hommes, a dit Williams avec regret. Même si elles sont titulaires d’un diplôme d’études supérieures, les femmes noires sont moins bien payées que les autres, peu importe leur échelon. C’est aussi vrai dans les centres urbains qu’à Silicon Valley. »

Williams, qui reconnaît être privilégiée, rappelle que sans la raquette qui l’a menée à 23 titres du grand chelem, elle ferait partie des 24 millions de femmes noires américaines confrontées à l’écart des salaires.

« Toute ma vie, j’ai dû apprendre à me tenir debout et à m’exprimer, a-t-elle indiqué. On m’a traité injustement. Mes collègues masculins ont manqué de respect envers moi, et on m’a lancé des remarques racistes sur le court et ailleurs. »

Williams a notamment fait l’objet en avril dernier d’une insulte à caractère raciste de l’ancien joueur roumain Ilie Nastase. John McEnroe, deux mois plus tard, a émis des commentaires sexistes à l’endroit de la championne américaine.

Dans son essai, Williams appelle toute la population, peu importe la race, la couleur de la peau et les croyances, à s’efforcer de changer le statu quo.

« L’iniquité salariale persiste, sans conséquence, depuis trop longtemps, soutient-elle. Au fil de décennies d’oppression systématique, on a convaincu les femmes noires qu’elles étaient inférieures à leurs collègues. Dans bien des cas, ces femmes sont des chefs de famille, des mères monoparentales. »

« Femmes noires, n’ayez peur de rien, poursuit-elle. Exigez l’équité salariale. »

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