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Service Canada va continuer d’utiliser « monsieur » et « madame », dit le ministre Duclos

Les agents de Service Canada vont continuer d'utiliser les termes « monsieur » et « madame », affirme maintenant le ministre responsable de Service Canada, Jean-Yves Duclos, après une journée de critiques de l'opposition officielle.

En entrevue à 24/60 mercredi soir, M. Duclos a contredit la note qui a été envoyée aux fonctionnaires et qui leur demandait d’employer des termes neutres lors d’une première interaction avec un client.

« Service Canada va continuer d’utiliser la salutation ­"monsieur" et "madame". En cas de doute, les agents vont poliment et respectueusement demander à la personne de quelle manière elle souhaite être saluée », a tenu à clarifier le ministre Duclos en entrevue avec Anne-Marie Dussault.

Cette précision est aussi différente de celle qu’il avait faite quelques heures plus tôt à l’émission Power and Politics de CBC, où il affirmait alors que ce n’était qu’après avoir demandé à la personne la façon dont elle préfère être saluée que les agents de Service Canada pourraient utiliser « monsieur » ou « madame ».

En fait, les agents vont utiliser l’information déjà connue pour saluer une personne. Si le dossier indique qu'il s'agit d'un homme ou si une demande en ce sens a été faite, c’est donc avec « monsieur » que parleront les agents.

Sur la question des formulaires pour les parents, les termes « mère » et « père » seront effectivement remplacés par le terme « parent ». Il ne sera pas possible d’inscrire autre chose.

« Et ça, c’est correct, parce que nos familles sont de plus en plus variées. Il y a des grands-parents qui s’occupent de leurs petits-enfants, il y a des familles recomposées, il y a des couples de même sexe qui prennent soin de leurs enfants. Il serait donc inapproprié et il sera inapproprié d’exiger, par exemple, d’un couple de même sexe d’hommes, de forcer l’un des deux à dire qu’il est la mère », a affirmé M. Duclos.

Interrogé à savoir s’il s’inquiétait de décevoir les gens qui appuyait sa démarche initiale, notamment Louise Langevin, avocate et professeure à la Faculté de droit de l'Université Laval qui trouvait la précédente décision de Service Canada cohérente ou encore la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Gabrielle Bouchard, qui qualifiait la décision de « geste important », Jean-Yves Duclos répond « pas du tout ».

Plus tôt mercredi, le ministre avait indiqué que même si l'application de la politique par les employés de Service Canada fera l'objet d'un suivi, ceux-ci ne s'exposeraient pas à des sanctions disciplinaires.

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