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Seule la pluie pourrait éteindre le feu de Fort McMurray, prédit un expert

Le feu qui a engendré la catastrophe à Fort McMurray pourrait bien continuer de se propager et de faire des dégâts tant et aussi longtemps que dame Nature ne coopère pas, affirme le spécialiste des feux de forêt Tom Burton.

Un texte de Geneviève Normand

« Peu importe l'importance des ressources déployées, je ne pense pas qu'on puisse éteindre ce feu », estime Tom Burton, qui a fait partie du panel d'experts qui s'est penché sur les feux de Slave Lake au lendemain de la tragédie en 2011.

Selon l'expert, le feu est rendu si fort et si puissant qu'il sera difficile, voire impossible, d'en venir à bout grâce aux efforts humains. « Le feu crée tellement de chaleur et de mouvement, a-t-il dit, que c'est comme s'il créait sa propre énergie ».

Feu de forêt à Fort McMurray

L'intensité du feu est si importante qu'elle a même créé son propre phénomène météorologique, un pyro cumulonimbus accompagné d'éclairs.

À 11 h jeudi, le feu de Fort McMurray s'étendait sur 850 kilomètres carrés. Cela représente près du double de la superficie de l'île de Montréal (482 kilomètres carrés), ou encore celle de ville de Calgary au complet.

Jeudi, 1110 pompiers, 145 hélicoptères, 138 machineries lourdes et 22 avions-citernes étaient déployés pour le combattre.

Les prévisions n'ont rien pour donner espoir. En fin d'après-midi jeudi, Environnement Canada prévoyait encore du temps ensoleillé pour vendredi et samedi. La journée de dimanche pourrait être nuageuse, avec une probabilité d'averse de 30 %.

L'immensité du brasier de Fort McMurray est visible dans cette image prise par un satellite de la NASA et publiée sur son compte Twitter.

Le feu a forcé l'évacuation de 80 000 résidents de Fort McMurray, dont 25 000 sont réfugiés dans des camps de travailleurs au nord de la ville. Les autres sinistrés ont évacué les lieux pour aller vers d'autres villes et municipalités albertaines, comme Lac La Biche et Edmonton.

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