Retour

Simona Halep remporte un premier tournoi majeur à Roland-Garros

Simona Halep n'aura plus à constamment justifier la légitimité de sa première place mondiale. Ce premier titre grand chelem, conquis samedi aux Internationaux de tennis de France, le fera désormais à sa place.

Trois fois d'affilée, Halep a plié l'échine en trois manches en finale d'un tournoi majeur au bout d'un intense combat. Un scénario similaire s'est écrit contre Sloane Stephens à la Porte d'Auteuil, mais cette fois, la Roumaine a campé le premier rôle pour inscrire une victoire de 3-6, 6-4 et 6-1.

Face à l'une des puissantes cogneuses de la WTA, Halep a semblé tétanisé par l'enjeu dès l'entame du débat. L'Américaine s'est aisément détachée en prenant le service de sa rivale au 4e jeu et filer avec la première manche.

Stephens (no 10) a continué à dominer cette finale au deuxième engagement pour mener 2-0. Aucune parade de Halep, si belles étaient-elles sur la terre de Roland-Garros, ne parvenait à perturber la dixième mondiale qui lui faisait visiter tous les racoins du central Philippe-Chatrier.

Puis, la numéro un mondiale s’est rebellée. Elle a inscrit neuf points d’affilée et deux bris de service, dont un blanc, pour dépasser d'une tête l'adversaire.

En avant 4-3, Halep a remporté 8 des 10 derniers jeux de la finale pour décrocher sa première couronne en grand chelem, un baume après ses précédents échecs à la Porte d’Auteuil (2014, 2017) et à Melbourne plus tôt cette année.

Stephens, qui sera 4e mondiale lundi, le plus haut classement de sa carrière, a connu la défaite en finale pour la toute première fois (6-1).

Le fantôme d’Ostapenko

Ce match n'a pas été une sinécure pour la stratège de Constanta, sur les bords de la mer Noire, qui avait vécu sa plus grande désillusion l'an dernier face à l’étoile filante lettone, Jelena Ostapenko.

Elle avait mené d'une manche et s'était même offert trois balles de 4-0 avant de s'effondrer face à la 47e mondiale, sacrée à 20 ans.

Sa mauvaise habitude de craquer dans les grands rendez-vous (16 victoires pour 14 défaites en finale avant samedi) planait encore.

Depuis le revers subi l'an passé à Rome face à l'Ukrainienne Elina Svitolina, elle avait perdu six de ses sept finales. Sa seule victoire était survenue à Shenzhen, un tournoi mineur, en janvier.

Dos au mur, la protégée de l'Australien Darren Cahill, ancien entraîneur d'Andre Agassi, a toutefois trouvé les ressources pour inverser la tendance et se libérer, visiblement, d'un poids immense.

Halep était déjà assuré de conserver le haut du pavé du classement de la WTA, tandis que Stephens atteindra la 4e place lundi, le meilleur classement de sa carrière.

Stephens, des hauts et des bas

Il y a à peine un an, Stephens devait se contenter de la finale de Roland-Garros enfoncée dans son divan, toujours en convalescence d'une opération à un pied qui tardait à guérir.

Depuis, pour l'élève de Kamau Murray, c'est tout ou rien. Elle a atteint les demi-finales à Toronto et Cincinnati à l'été 2017 avant de remporter son premier titre grand chelem devant les siens aux Internationaux des États-Unis en septembre.

Partie en tournée asiatique automnale, l'Américaine a encaissé huit revers consécutifs, à cheval sur la fin de la campagne 2017 et le début de l'année 2018. Stephens a ensuite mis la main sur le trophée à Miami, mais a été limitée à quatre victoires en trois tournois sur l'ocre avant de se présenter à Paris.

En quatre tournois majeurs disputés depuis son retour, elle a atteint deux finales (dont une remportée) et a perdu deux fois au premier tour (Wimbledon et Melbourne).

En quête d'un peu plus de constance, Stephens aura l'occasion d'améliorer son sort au classement dans les prochains mois si elle réussit sa transition de la terre au gazon, elle qui n'a pratiquement aucun point à défendre à Wimbledon.

Le troisième tournoi majeur de l'année, sur herbe celui-là, s'amorce le 2 juillet.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les 10 meilleures destinations vacances lorsqu'on est végane





Rabais de la semaine