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Site de Junex : comparution de l’accusé à Percé

Freddy Stoneypoint, l'homme arrêté lundi soir lors de l'opération policière de démantèlement de la barricade installée par des militants antipétrole sur un site de forage de Junex, a subi, jeudi après-midi, son enquête pour remise en liberté au palais de justice de Percé.

Un texte de Joane Bérubé

Les témoignages et les plaidoiries sont terminés. Le juge devrait rendre sa décision vendredi matin.

Une quinzaine de personnes ont assisté à l’audience en soutien à Freddy Stoneypoint.

Dehors, une vingtaine de manifestants brandissaient des banderoles en appui à l’homme de 29 ans, qui habite Ottawa.

Ce dernier, un étudiant à temps plein en sciences sociales à l'Université Carleton, a livré un témoignage de manière calme et posée. Il a été interrogé sur son passé et sa situation actuelle.

Trois lettres de collègues et d’enseignants ont aussi été présentées durant la comparution. Le militant y est décrit comme un étudiant brillant et une inspiration pour les Autochtones de sa génération.

La Couronne s'est opposée à sa remise en liberté. Elle estime que Freddy Stoneypoint pose un risque pour la sécurité publique. Le procureur a aussi évoqué le risque que l’accusé ne se présente pas au tribunal pour son procès.

La Défense a quant à elle rappelé le principe de présomption d'innocence et a souligné le fait que M. Stoneypoint n’a pas agi seul, mais qu'il écope pour tout le monde sans qu'aucun élément ne prouve sa culpabilité pour le moment.

Freddy Stoneypoint a été appréhendé lundi soir lorsque la Sûreté du Québec a procédé au démantèlement du barrage du site du puits de forage Galt no 4 de Junex, à une vingtaine de kilomètres de Gaspé, qui était occupé depuis plus d’une semaine par des militants antipétrole.

Trois accusations sont déposées contre l'homme de 29 ans originaire d'Ottawa, soit méfait, vol et entrée par effraction.

Nettoyage et occupation

Pendant ce temps, la compagnie Junex nettoie les lieux où la barricade avait été érigée.

Il reste encore des débris, des troncs d’arbres et des blocs de béton. Des tranchées ont aussi été creusées.

L’entreprise a indiqué qu’elle ne commenterait pas les événements. Un camp érigé par des groupes environnementalistes, aux abords de la route 198, est toujours en place. Les occupants indiquent qu’ils entendent y rester.

La Sûreté du Québec continue de surveiller ce campement.

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