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Sivaloganathan Thanabalasingham est expulsé au Sri Lanka

Sivaloganathan Thanabalasingham, l'homme accusé du meurtre non prémédité de son épouse, mais qui a échappé à son procès en vertu de l'arrêt Jordan de la Cour suprême, a finalement été expulsé au Sri Lanka.

La Commission de l'immigration et du statut de réfugié avait décrété son expulsion en avril sous le motif de « grande criminalité » en raison de ses antécédents judiciaires en matière de violence conjugale.

Sivaloganathan Thanabalasingham est le premier accusé de meurtre au Québec à obtenir un arrêt des procédures en raison de l'arrêt Jordan de la Cour suprême pour des délais déraisonnables.

Il avait été arrêté en août 2012, après que le corps d'Anuja Baskaran eut été retrouvé sans vie dans leur appartement du quartier Ahuntsic, à Montréal. La femme d'une vingtaine d'années avait été poignardée à la gorge à de multiples reprises.

Dans les neuf mois ayant précédé le drame, l’homme avait été arrêté à trois reprises pour des affaires de violence conjugale. Il avait été remis en liberté six semaines avant le meurtre, sous de strictes conditions.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait demandé au ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, Ahmed Hussen, d'empêcher l'expulsion de Thanabalasingham, le temps que la Cour d'appel statue sur son cas, en septembre, mais en vain.

Il faut une clause dérogatoire, dit l’opposition

« Ce cas démontre une fois de plus l’urgence d’utiliser la clause dérogatoire pour éviter que d’autres présumés criminels échappent à notre système de justice », a déclaré le porte-parole de la CAQ en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, après l'expulsion de Thanabalasingham.

« En agissant de la sorte, Philippe Couillard cautionne cette crise de confiance à l’égard de notre système de justice », a-t-il ajouté, rappelant que son parti avait présenté un projet de loi « pour assurer aux familles des victimes que de tels cas ne se reproduisent plus ».

Le Parti québécois demande également au gouvernement de Philippe Couillard d'invoquer la disposition de dérogation afin de soustraire les tribunaux québécois à l'arrêt Jordan.

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