Retour

Six morts dans l'attaque d'une base militaire indienne

Les quatre tireurs qui ont attaqué une base de l'armée de l'air du nord de l'Inde, dans l'État du Pendjab, tôt samedi matin ont été tués. Le ministère indien de la Défense confirme également que deux gardes ont aussi perdu la vie dans les échanges de coups de feu.

Les quatre assaillants ont pu pénétrer dans la section des logements de la base de Pathankot, située près de la frontière avec le Pakistan et à environ 430 kilomètres de New Delhi. Ils ont alors ouvert le feu, au hasard, mais ont rapidement été maîtrisés.

La base a ensuite été fouillée pour obtenir la certitude qu'aucun autre attaquant ne s'y cachait.

Le chef de la police de l'État du Pendjab, H S Dhillon, ajoute que cinq à six soldats indiens ont aussi été blessés. Ils ont été évacués vers un hôpital de la région. 

La porte-parole de la base, Rochelle D'Silva, affirme pour sa part que les attaquants n'ont pas eu accès aux hélicoptères militaires ou à d'autres équipements.

Les forces spéciales de la National Security Guard ont même été appelées en renfort.

Islamistes présumés?

L'opération n'a pas été revendiquée.

Un responsable sécuritaire de haut rang a cependant affirmé à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, que les hommes à l'origine de l'attaque sont soupçonnés d'appartenir au groupe islamiste pakistanais Jaish-e-Mohammed. Les présumés kamikazes auraient revêtu des uniformes militaires pour déjouer la sécurité de la base.

Ils étaient d'ailleurs arrivés à bord d'une voiture de police dont ils s'étaient emparés plus tôt. 

« Ils étaient lourdement armés, l'attaque visant à provoquer un maximum de dégâts au matériel de la base, mais nous avons réussi à les empêcher », a ajouté cette source.

Relations tendues avec le Pakistan voisin

La base de Pathankot est souvent la cible d'attaques, puisqu'elle se situe près d'une route qui relie la ville de Jammu et la région du Cachemire, partagé entre l'Inde, le Pakistan et la Chine.

L'attaque rappelle d'ailleurs une opération du même genre menée l'an dernier où neuf personnes avaient été tuées. L'Inde avait alors associé le raid à des individus arrivés illégalement du Pakistan. Il s'agit d'une accusation fréquente qui nuit aux relations entre les deux pays.

« Il y a suffisamment de bonne volonté entre l'Inde et le Pakistan pour passer outre cette attaque », croit le spécialiste de l'Asie du Sud au cercle de réflexion Wilson Center à Washington, Michael Kugelman.

L'incident survient par ailleurs seulement une semaine après que le premier ministre indien Narendra Modi a rencontré son homologue au Pakistan, Nawaz Sharif. Les deux pays semblent vouloir s'engager à ouvrir le dialogue.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine