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Soigner les soldats et les anciens combattants blessés grâce au sport

Pour bien des soldats canadiens, rentrer au pays après une mission à l'étranger ne marque pas nécessairement la fin du combat. Qu'ils souffrent de blessures physiques ou mentales, ils sont nombreux à se sentir perdus et isolés.

Un dossier de Laurence Martin et de Valérie Ouellet

Le nombre d'anciens militaires qui souffrent du syndrome de stress post-traumatique a d'ailleurs plus que doublé au Canada depuis la guerre en Afghanistan.

Les Forces armées canadiennes ont décidé d'agir à travers le programme « Sans Limites », qui aide les soldats et les vétérans blessés à s'en sortir par le sport.

En organisant des activités sportives de groupe, comme des sorties de ski et d'équitation ou encore des entraînements de boxe, le programme veut encourager les soldats et les vétérans à briser l'isolement et à parler de leurs blessures, qu'elles soient physiques ou mentales.

Une solution qui semble fonctionner, puisque, depuis sa création en 2006, le programme a vu son nombre de participants passer de 9 à 381. Près des trois quarts d'entre eux souffrent du syndrome de stress post-traumatique. 

Trois participants au programme ont partagé leur histoire avec nous. 

1. Le boxeur : Jocelyn Ayotte

Après 22 ans dans l'armée canadienne et cinq missions outre-mer, Jocelyn Ayotte a pris sa retraite à la suite d'un diagnostic de syndrome de stress post-traumatique. Il nous a invités à son entraînement de combat extrême au gymnase de George St-Pierre à Montréal, une expérience qui lui a redonné à nouveau « le goût de repousser ses limites ».

2. Le cavalier : Larry Beattie

Larry Beattie a été agressé sexuellement lors d'une mission en mer en 1979. Une expérience traumatisante qu'il travaille encore à surmonter et qui a contribué à son diagnostic de syndrome post-traumatique. Après des années d'isolement, il est finalement « sorti de sa bulle » pour participer à une semaine d'équitation à Toronto qui l'a marqué.

3. Le coureur de fond : Sergent James MacIntyre

Près d'un an après avoir perdu sa jambe gauche en Afghanistan, le sergent James MacIntyre courait son premier demi-marathon. Depuis, il a dévalé les pentes de Blue Mountain en snowboard et il est devenu coordonnateur de « Sans Limites » en Ontario. Un engagement qui permet de faire découvrir de nouvelles passions aux soldats et aux vétérans, dit-il.

Avec la collaboration d'Alain-Julien Godbout et de Francis Ferland

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