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Souveraineté de l'Arctique : Harper promet plus de rangers juniors dans le Nord

Le Parti conservateur promet d'augmenter le nombre de rangers juniors de 15 % s'il est réélu. Il pourrait donc y avoir jusqu'à 5000 de ces rangers, âgés de 12 à 18 ans, qui contribuent à assurer la sécurité de 135 communautés éloignées du nord du pays.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Pour Stephen Harper, le Nord canadien est un arrêt incontournable l'été. Cette année, malgré la campagne électorale, le chef conservateur n'a pas voulu rompre la tradition.

C'est lors d'un arrêt de quelques heures à Iqaluit, au Nunavut, que Stephen Harper a annoncé l'intention de son parti d'augmenter le nombre de rangers juniors. Leur rôle est, entre autres, de s'assurer de la sécurité et de donner les premiers soins dans certaines régions éloignées du Nord, et ce, en harmonie avec leur mode de vie traditionnel. Ils apprennent à manier des fusils et à utiliser des motoneiges et des bateaux.

Les territoires du Nord canadien comptent aussi 5000 rangers adultes qui forment une sous-division des Forces canadiennes. Ils mènent entre autres des missions de surveillance pour faire respecter la souveraineté canadienne dans l'Arctique.

Le chef conservateur a aussi annoncé que les rangers, dont les armes seront bientôt changées pour des fusils C-19, pourront garder leurs vieux fusils Lee Enfield. Une pratique inhabituelle pour un groupe lié aux Forces canadiennes, mais qui a pour but de remercier les rangers pour leur « dévouement et leur engagement », selon les conservateurs.

La menace russe

Le Canada n'est pas le seul pays à réclamer sa part de l'Arctique. Les conservateurs n'hésitent pas à dire que le pays « partage l'Arctique avec un état hostile ». Une référence à la Russie de Vladimir Poutine.

De passage vendredi matin à Hay River, dans les Territoires du Nord-Ouest, Stephen Harper s'est fait demander si sa stratégie du Nord, mise en place lors de son premier mandat, devait être ajustée à cause des ambitions russes dans l'Arctique.

Stephen Harper juge que, pour l'instant, ce n'est pas nécessaire. « Un des piliers de la stratégie est la protection de notre souveraineté. Quand nous avons annoncé cela il y a quelques années, nos adversaires étaient sceptiques de nous entendre parler de l'augmentation de l'agression russe. Je pense que maintenant les gens comprennent ce que nous voulions dire », a-t-il déclaré. Il a ajouté que son gouvernement « avait compris il y a un certain moment, bien avant l'invasion de l'Ukraine, que la Russie de Poutine pouvait être très agressive ».

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