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Suicides à Pimicikamak : un entraîneur de hockey demande plus de loisirs

Un entraîneur de hockey de la Première Nation cri Pimicikamak insiste sur le fait que les jeunes ont besoin de plus qu'un programme de hockey après l'école. La communauté a déclaré mercredi l'état d'urgence après une série de six suicides depuis le 12 décembre.

Parmi les victimes, cinq étaient des élèves du secondaire. La sixième était une mère de trois enfants, dans la trentaine. Par ailleurs, 100 enfants, plutôt que 170 avancé par la chef par intérim de la Première Nation Shirley Robinson le jour du déclenchement de l'état d'alerte, sont sur une liste de surveillance à l'école secondaire.

« Ça affecte tout le monde à l'école, dans les équipes de hockey. Ils sont tous amis et c'est dur pour les enfants », affirme l'entraîneur de hockey Harold Nachbaur.

Il n'y a pas de programme d'arts, de musique, de danse ou encore d'autodéfense, explique-t-il. Les jeunes n'ont rien à faire et nulle part où aller.La communauté n'a qu'une seule aréna qui est très utilisée et qui sert seulement pour du hockey. Il n'y a aucune séance publique de patinage, dit-il.

Le directeur intérimaire des projets spéciaux pour la Régie des services à l'Enfant et à la Famille des Premières Nations du Nord du Manitoba répond que ses services ont travaillé au cours des derniers mois à offrir des services à la communauté, incluant des activités parascolaires pour les élèves. Bruce Unfried explique qu'ils font de leur mieux, mais qu'il y a encore beaucoup à faire.

« Il est certain que la couverture médiatique a eu un impact. Du point de vue des services sociaux nous avons travaillé avec les familles et avons aidé nos agences et nous continuerons de faire de même », déclare-t-il.

Le gouvernement fédéral a confirmé qu'il avait dépêché des professionnels de la santé sur le terrain, et qu'il voulait apporter une réponse rapide et offrir des activités aux jeunes pour ne pas laisser à eux-mêmes. La ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, a aussi rappelé que ce n'est pas la seule Première Nation isolée qui vit des drames et que le problème est répandu d'un océan à l'autre.

Le premier ministre manitobain Greg Selinger a affirmé jeudi avoir fait venir à Winnipeg des élus de Cross Lake au palais législatif pour les rencontrer. Il a rappelé que la province aussi a déployé une équipe de spécialistes, et que les problèmes de santé mentale sont présents dans une foule de Premières Nations de la province.

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