Retour

Surdoses de drogues : le temps presse, selon les organisateurs d'une journée nationale d'action

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays pour dénoncer le manque de ressources pour faire face à la crise des surdoses de drogues.

À Toronto, une centaine de personnes ont répondu à l'appel des organisateurs, principalement des associations qui travaillent auprès des toxicomanes et des regroupements d'utilisateurs des drogues.

Leur message : « Pendant que les décideurs discutent, nous mourons ».

La fille de Mary Byberg a succombé à une surdose de fentanyl en novembre, à l'âge de 30 ans.

Les toxicomanes sont aussi des êtres humains, qui ont des mères, qui sont aimés, comme c'était le cas de Jennifer.

Mary Byberg

Zoe Dodd, une des organisatrices de la manifestation de Toronto, souligne que les morts par surdoses atteignent des niveaux sans précédent au Canada.

Nous avons perdu tellement d'amis, de collègues de travail, de connaissances et de membres de nos familles. Nous sommes ici pour réclamer des gestes concrets.

Zoe Dodd

Certains font valoir que pendant la crise du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère), en 2003, les gouvernements ont déployé des ressources pour protéger la population. Une quarantaine de personnes sont mortes du virus dans la région de Toronto, alors que les morts par surdoses de drogues, elles, se comptent par centaines, sinon par milliers au pays.

Avec les informations de Katherine Brulotte et de Muriel Draaisma (CBC)

Plus d'articles