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Surveillance de journalistes : Denis Coderre réitère son appui au chef du SPVM

Le maire de Montréal, Denis Coderre, réitère sa confiance au chef du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, éclaboussé par le scandale de surveillance de journalistes.

Lors d'une mêlée de presse, le maire a répété qu'il fallait éviter un « lynchage public » sans avoir accès à l'ensemble des faits. Il a aussi précisé qu'il accordait toujours le bénéfice du doute au chef du SPVM.

Denis Coderre a dit que M. Pichet « a fait l'objet d'un grand processus de consultation ». Il a aussi rappelé qu'une cause impliquant des policiers dans ce dossier doit être entendue prochainement devant les tribunaux.

« Cette cause implique des policiers qui auraient peut-être intérêt à faire déraper ce procès étant donné qu'il va avoir lieu le 24 novembre [...] La meilleure façon de mettre toute la preuve sur la table, c'est de s'assurer que dès cette semaine, on puisse avoir cette cause », a-t-il déclaré.

Samedi, le directeur du SPVM a affirmé que le chroniqueur Patrick Lagacé et le journaliste Vincent Larouche, de La Presse, n'avaient pas été mis sur écoute électronique. Il a admis toutefois avoir mis sur écoute ses policiers qui faisaient l'objet d'une enquête et a soutenu qu'« aucune autre personne mis, à part ces policiers, n'avait fait l'objet d'écoute électronique ».

Selon nos informations, la police a toutefois bel et bien demandé un mandat pour placer sur écoute Patrick Lagacé et Vincent Larouche. Ce dernier rebondissement soulève des questions sur l'honnêteté du chef du SPVM, ont affirmé les deux journalistes.

Invité à commenter ce dossier, l'inspecteur à la retraite Guy Ryan estime que M. Pichet doit agir avec « un maximum de transparence, dire les vraies choses et arriver avec des faits concrets ». Selon lui, « on doit se poser de sérieuses questions sur sa crédibilité ».

Enquête administrative sur le SPVM

Denis Coderre a par ailleurs annoncé la tenue d'une enquête administrative, semblable à celle déjà déclenchée par le gouvernement du Québec, pour faire la lumière sur cette affaire.

L'avocat Denis Gallant, qui agit aussi comme inspecteur général de Montréal, sera saisi d'un mandat pro bono. Il devra s'associer à un juge ou un ex-juge et remettre son rapport avant le 31 janvier 2017.

« Ce que je demande aux gens, c'est d'être patients. Vous avez un directeur de police qui a dit ce qu'il a dit, je n'ai aucune raison de douter de lui, alors on va le laisser passer à travers le processus. »

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