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Tension à St. Louis après la mort d'un Noir tué par des policiers

La tension est montée mercredi soir dans un quartier de St. Louis, dans le Missouri, en raison de la mort d'un jeune homme noir tué par des policiers.

Ce nouveau décès survient 10 jours après les manifestations qui ont marqué le premier anniversaire de la mort de Michael Brown, un adolescent afro-américain tué par un policier blanc à Ferguson, dans la banlieue de St. Louis.

Le chef de la police de St. Louis, Sam Dotson, a expliqué que la fusillade s'était produite lorsque des policiers munis d'un mandat ont tenté de procéder à une arrestation dans un quartier dangereux de la ville.

Deux hommes ont pris la fuite. Lorsque les policiers leur ont intimé l'ordre de s'arrêter, l'un des deux a pointé une arme dans leur direction. Les policiers ont tiré à quatre reprises et l'ont touché mortellement.

La victime, Mansur Ball-Bey, était âgée de 18 ans. Le second suspect a pris la fuite. Selon Sam Dotson, l'arme de Ball-Bey était volée. Les policiers ont par ailleurs découvert du crack sur les lieux de leur intervention.

Des dizaines de personnes se sont alors rassemblées près du lieu de la fusillade pour dénoncer les brutalités policières, bloquant brièvement la circulation à un carrefour situé à proximité.

En début de soirée, de nouveaux manifestants se sont regroupés au même endroit et des incidents ont éclaté avec les forces de l'ordre. Sam Dotson a précisé lors d'une conférence de presse que des briques et des bouteilles de verre avaient été jetées en direction des policiers, qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes.

Neuf personnes ont été interpellées et une voiture a été incendiée.

Les deux officiers impliqués sont des policiers blancs âgés de 29 et 33 ans qui travaillent depuis sept ans dans les forces de l'ordre. Ils ont été placés en congé administratif.

Il y a un an, à Ferguson

Il y a un an, la mort de Michael Brown à Ferguson et la décision d'un grand jury de ne retenir aucune charge criminelle à l'encontre de Darren Wilson, le policier qui l'a tué, avaient déclenché une vague de manifestations parfois violentes dans de nombreuses villes des États-Unis.

Elle a aussi suscité un vif débat dans le pays sur les violences policières à l'encontre des minorités et, au-delà, relancé la question raciale.

D'autres bavures policières, dans des villes comme New York et Baltimore, ont conduit des organisations à dénoncer un « racisme institutionnalisé », différent des actes racistes isolés comme l'assassinat de neuf paroissiens dans une église afro-américaine de Charleston, en juin dernier en Caroline du Nord.

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