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Tester la sueur des bébés pour détecter la fibrose kystique

Une nouvelle étude de l'Université McMaster à Hamilton a permis de révéler de nouveaux éléments sur la façon dont la fibrose kystique se manifeste chez les jeunes patients et comment la traiter. La réponse se trouve dans la sueur des bébés qui, une fois recueillie lors d'un test de dépistage, permet de détecter plus rapidement la maladie.

L'étude, qui a été publiée lundi dans la revue scientifique ACS Central Science, explique davantage comment la fibrose kystique fonctionne. Cela pourrait aider les chercheurs à trouver de meilleures thérapies.

« Il y a des signatures chimiques dans la sueur qui nous disent qu'un bébé est atteint de fibrose kystique, même s'il ne présente aucun symptôme », explique l'auteur principal de l'étude et professeur de chimie et de biologie à l'Université McMaster, Philip Britz-McKibbin.

Selon l'organisation caritative Fibrose kystique Canada, 3600 enfants au Canada sont atteints de cette maladie génétique.

Test du recueil de la sueur

L'Université McMaster a développé une technique spéciale pour que les scientifiques puissent recueillir et analyser des échantillons de sueur de nourrissons. Ils ont identifié plusieurs substances présentes chez les personnes atteintes de fibrose kystique.

Les patients atteints de la maladie ont généralement un taux élevé de chlorure dans leur sueur, car leurs glandes ne peuvent pas absorber le chlorure dans le corps, comme le font les personnes qui ne sont pas malades.

L'étude détermine le niveau de chlorure dans la sueur des nourrissons et cela permet d'identifier s'ils sont atteints de la maladie.

Il est toutefois difficile de prendre des décisions quant au traitement, selon Philip Britz-McKibbin, car pour chaque patient la maladie peut évoluer différemment. Le test de recueil de la sueur ne permet pas encore de définir si la maladie va se développer, ou si l'enfant est simplement porteur d'une mutation du gène de la maladie, sans que cela ne le rende malade plus tard.

Le professeur estime cependant que plus la maladie est détectée tôt, plus l'enfant a des chances de vivre plus longtemps et d'avoir une vie plus saine.

Selon lui, cela devrait aider à rehausser l'espérance de vie des personnes atteintes. En outre, la découverte des chercheurs améliorera l'efficacité des traitements, par exemple en donnant des compléments nutritionnels afin de favoriser la croissance des patients.

La recherche de l'Université McMaster a été financée en partie par Fibrose kystique Canada, qui a salué les résultats de l'étude.

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