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Theresa May conclut une entente avec le Parti unioniste démocrate

La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, a conclu une entente de principe avec le Parti unioniste démocrate (DUP) de l'Irlande du Nord, samedi, qui renforcera le gouvernement des conservateurs dont la majorité a été dévastée dans les récentes élections.

Le DUP est une formation politique nord-irlandaise ultraconservatrice.

Le bureau de Mme May a annoncé que le DUP, qui a 10 sièges au Parlement, a donné son accord à un arrangement « de confiance et de soutien » avec le gouvernement. Cette entente signifie que le parti se rangera derrière le gouvernement quand il sera question de votes clés.

L'accord n'instaure toutefois pas une coalition en vertu d'un pacte plus vaste.

Le bureau de la première ministre fait savoir que l'accord sera sujet à des discussions du cabinet lundi. Certains conservateurs pourraient être réticents à une telle alliance, notamment parce que le Parti unioniste s'oppose à l'avortement et au mariage entre personne de même sexe.

Cette entente de principe est intervenue après la démission des deux chefs de cabinet et principaux conseillers de Theresa May, Nick Timothy et Fiona Hill.

Du changement dans l'équipe de Theresa May

Nick Timothy et Fiona Hill, deux fidèles de la première ministre, étaient dans la tourmente depuis l'échec des conservateurs lors des législatives anticipées tenues jeudi. Ils ont cédé 12 sièges et perdu leur majorité absolue à la Chambre des communes. Plusieurs députés conservateurs ont qualifié ce résultat de « catastrophique ».

« La raison de ce résultat décevant n'est pas le manque de soutien à Theresa May et aux conservateurs, mais un regain inattendu de soutien pour les travaillistes. J'assume mes responsabilités pour mon rôle dans cette campagne électorale qui était de superviser le programme », a écrit Nick Timothy dans une lettre publiée sur le site ConservativeHome, proche du Parti conservateur.

M. Timothy et Mme Hill conseillaient Mme May depuis 2010, lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur.

Des médias britanniques affirment que des poids lourds du parti ont exigé à Theresa May le départ de ses deux conseillers si elle voulait éviter une rébellion ouverte.

Mme May a elle-même refusé de démissionner vendredi. Samedi, cinq ministres britanniques ont invité le chef de la diplomatie Boris Johnson à tenter de remplacer Theresa May au poste de premier ministre, selon le Sunday Times. Le principal intéressé a ensuite réfuté ces informations et affirmé soutenir la première ministre. « Je soutiens Theresa May. Mettons-nous au travail », a déclaré Johnson samedi soir, sur son compte Twitter.

Theresa May a annoncé, plus tard samedi, que Gavin Barwell, un ancien ministre du Logement qui a perdu son siège à l'issue de l'élection de jeudi, serait son nouveau chef de cabinet.

La première ministre a soutenu que M. Barwell l'aiderait « à réfléchir aux scrutins et aux raisons pour lesquelles ceux-ci n'ont pas donné les résultats » qu'elle espérait.

Le bureau de la première ministre britannique a aussi confirmé que les poids lourds de son cabinet garderaient leur portefeuille. C’est le cas notamment du ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, de la ministre de l'Intérieur, Amber Rudd, et du ministre des Finances, Philip Hammond.

Négociations du Brexit

Les négociations du Brexit s'ouvriront le 19 juin comme prévu, date de la reprise des sessions au Parlement, a déclaré Theresa May. Cependant, le recul enregistré par son parti aux élections législatives jette un doute sur la faisabilité de son projet de sortie du marché unique européen et de l'union douanière.

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé vendredi que Londres maintiendrait le calendrier des négociations et a dit vouloir commencer rapidement les discussions, à l'occasion d'une visite au président mexicain Enrique Pena Nieto.

« Je suppose que la Grande-Bretagne, d'après ce que j'ai entendu aujourd'hui de la première ministre, veut s'en tenir à son plan de négociation », a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse avec le dirigeant mexicain.

La Grande-Bretagne restera dans l'Europe en dépit du Brexit, a-t-elle ajouté, en souhaitant que le pays reste un partenaire important.

« La Grande-Bretagne est membre de l'OTAN, c'est pourquoi nous avons de nombreuses questions partagées à gérer ensemble, et c'est dans cet esprit que nous voulons conduire ces négociations. Tout en affirmant, évidemment, les intérêts des 27 États membres qui composeront l'Union européenne à l'avenir », a indiqué Mme Merkel.

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