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Thomas Mulcair dit au revoir aux militants néo-démocrates du Québec

Le chef sortant du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a fait ses adieux samedi à l'aile québécoise de son parti.

Les militants québécois étaient réunis en congrès samedi à Terrebonne pour réfléchir à l’avenir de leur formation politique en pleine course à la direction.

Le NPD se remet toujours difficilement de la défaite électorale de 2015 après la vague orange qui avait balayé le pays en 2011. La déception de cette défaite a coûté son poste à Thomas Mulcair, qui s’est adressé pour la dernière fois aux militants du Québec samedi. Le député d'Outremont a entamé sa tournée d'adieux en tant que leader de la formation social-démocrate.

Thomas Mulcair ne se représentera pas aux prochaines élections de 2019 et il pourrait quitter la vie politique après l’élection du nouveau chef du NPD l’automne prochain.

Dans son discours, Thomas Mulcair en a profité pour critiquer le gouvernement libéral.

« Justin Trudeau est en train de laisser sur vos dos, les jeunes, une énorme dette environnementale, sociale et économique », a-t-il dit.

Préparer le terrain

Les militants québécois ont partagé leurs idées pour être fin prêts pour les élections de 2019.

Le député de Rosemont–La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, a indiqué que les discussions portaient sur des enjeux qui préoccupent les citoyens, dont le commerce international, l’évasion fiscale et les changements climatiques. « Un paquet de sujets où les libéraux de Justin Trudeau n’ont pas livré la marchandise et nous, on se prépare pour la prochaine campagne. »

La course à la direction du NPD bat son plein. Des débats auront lieu aux mois d’août et de septembre. Deux des cinq candidats dans la course étaient présents au congrès de l’aile québécoise pour courtiser les militants.

Le seul Québécois dans la course, le député de Rimouski-Neigette–Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, estime que le NPD doit poursuivre l’héritage légué par l’ancien chef Jack Layton, soit de former le prochain gouvernement.

« Être la conscience du parlement, être bon en chambre, identifier les problèmes socio-économiques, les dénoncer et demander aux libéraux ou aux conservateurs de régler ces problèmes lorsqu’ils sont au pouvoir : faisons-le nous-mêmes, a-t-il dit. C’est la vision que nous avons pour 2019. »

La députée manitobaine de la circonscription Churchill–Keewatinook Aski, Niki Ashton, aussi candidate à la succession de Thomas Mulcair, a rencontré les militants du Québec. Elle juge que le NPD est la croisée des chemins. « L’élection de 2015 nous a montré qu’il fallait peut-être faire mieux et être plus fiers de nos principes », a-t-elle déclaré.

Les députés ontariens Charlie Angus, Jagmeet Singh et le Britanno-Colombien Peter Julian sont aussi candidats à la course à la direction du NPD.

Le vote électronique pour l’élection d’un nouveau chef commencera le 18 septembre et il comptera plusieurs tours.

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