Retour

Tim Shields, un ex-inspecteur de la GRC, accusé d’agression sexuelle

Suspendu de ses fonctions depuis mai 2015, l'ancien inspecteur et porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Colombie-Britannique, Tim Shields, est accusé d'agression sexuelle sur une collègue.

Selon une déclaration publiée par la direction de la justice pénale, l'accusation est le résultat d'une enquête sur des allégations d'inconduite sexuelle survenue entre 2009 et 2010.

À l'époque, Tim Shields était l'agent responsable de la stratégie de communication à la Division E, le siège de la GRC à Surrey, en périphérie de Vancouver.

En raison d'une ordonnance de non-publication, l'identité de la plaignante ne peut être dévoilée.

Tim Shields doit comparaître en Cour provinciale de la Colombie-Britannique le 27 juin prochain.

Deux autres poursuites de harcèlement sexuel

Ce n'est pas la première fois que l'accusé est mis en cause. Il fait face à deux poursuites pour harcèlement sexuel par deux anciennes collègues et nie toutes les allégations.

La GRC, de son côté, dit avoir pris connaissance des allégations contre lui en 2013, lorsqu'une enquête relative au code de déontologie a été lancée à la suite d'une poursuite civile déposée contre la GRC par une autre personne au service de l'organisation.

« Les éléments de preuve recueillis à l'époque avaient été jugés insuffisants pour justifier la poursuite de l'enquête », a réagi le sous-commissaire Craig Callens, commandant divisionnaire de la GRC en Colombie-Britannique, par voie de communiqué.

Puis en 2014, de nouvelles informations ont vu le jour, selon la GRC, qui a donc décidé d'examiner à nouveau le dossier « selon les principes de gestion des cas graves ». « Les constatations effectuées dans le cadre de cette enquête approfondie ont été communiquées à l'avocat de la Couronne, puis ont mené au dépôt du chef d'accusation dont il est question aujourd'hui », indique Craig Callens qui précise que la GRC a suivi l'ensemble des processus internes requis de ce genre de dossier.

Après sa suspension en mai 2015, Tim Shields a présenté les documents relatifs à son renvoi en décembre de la même année, ajoute le commandant divisionnaire. La GRC n'a, depuis, plus l'autorité pour poursuivre l'enquête sur les allégations pesant contre l'agent.

Plus d'articles

Commentaires