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Toronto empêche la démolition de 303 bâtiments du centre-ville

La Ville de Toronto a émis un arrêt de démolition d'un an sur des bâtiments qui pourraient être classés comme édifices patrimoniaux.

La nouvelle réglementation a été adoptée à 30 voix contre 1 par le conseil municipal de Toronto cette semaine. Elle permettra aux fonctionnaires municipaux de rejeter les demandes de démolition pour 303 édifices du quadrilatère King-Spadina au centre-ville.

Ces 303 bâtiments se trouvent dans une zone d'environ 100 acres située entre la rue Richmond Ouest au nord, la rue Simcoe à l'est, les rues Wellington et King Ouest au sud et la rue Bathurst à l'ouest.

Un quartier en croissance

Le quadrilatère King-Spadina connait une croissance sans pareil.

La population de l'ancien quartier industriel est passée de 945 habitants en 1996 à 19 000 en 2016.

Le nombre de résidents et d'employés dans ce quartier pourrait atteindre 50 000 d'ici quelques années grâce à de nouveaux développements immobiliers.

Dans l'attente d'une étude

Une étude sur le patrimoine de cette zone a été entreprise par le service de planification de Toronto il y a trois ans.

L'arrêt de démolition permettra à la Ville de terminer cette étude et de publier son rapport.

Camille Bégin, coordonnatrice du programme de plaques historiques pour Heritage Toronto, dit que le processus est long parce qu'il faut faire un inventaire architectural, culturel et archéologique.

Les Torontois reconnaissent de plus en plus la mise en valeur du patrimoine

Camille Bégin, coordonnatrice du programme de plaques historiques pour Heritage Toronto

Mme Bégin ajoute que les efforts de conservation ne sont pas nécessairement en opposition au développement immobiliers. En fait, le but du processus est d'assurer que ce développement soit raisonné, encadré et harmonieux.

Des permis de démolition déjà octroyés

Le nouveau règlement municipal n'empêchera toutefois pas les promoteurs immobiliers de démolir ou de modifier des édifices dans King-Spadina pour lesquels des permis avaient déjà été délivrés par la Ville.

Quatre bâtiments qui auraient pu être classés au titre d’édifice du patrimoine ont été rasés depuis le début de l'étude, dit l'urbaniste en chef Jennifer Keesmaat, et des demandes de permis pour en démolir dix autres ont été soumises récemment.

Les promoteurs immobiliers peuvent en appeler de la décision du conseil municipal devant la Commission des affaires municipales de l'Ontario. Une audience pourrait prendre plusieurs mois avant d'être entendue.

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