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Toronto propose un nouveau cadre législatif pour Uber

Les fonctionnaires de Toronto recommandent que les services populaires « basés sur la technologie » comme Uber doivent suivre les mêmes réglements que l'industrie du taxi, dans un rapport présenté au conseil municipal.

Le maire John Tory avait demandé ce rapport en juillet dernier, après qu'un juge eut statué que la réglementation actuelle ne s'appliquait pas à Uber. La Ville demandait une injonction contre Uber, qui met conducteurs et passagers en contact par le bias d'une application pour téléphone intelligent.

De leur côté, les chauffeurs de taxi criaient à la concurrence déloyale.

Selon le rapport soumis au comité municipal des permis, le géant américain serait encadré en vertu d'une nouvelle catégorie de service. Pour l'instant, il n'y a cependant pas de réglementation proposée pour le service de covoiturage Uber-X.

Le maire de Toronto, John Tory, dit que la Ville ne peut pas se permettre de bannir Uber, une « technologie adoptée » par des millions de personnes dans le monde, mais qu'il faut réglementer la compagnie.

L'association de chauffeurs de taxis iTaxiworkers a, toutefois, vite dénoncé les recommandations du rapport, accusant la Ville d'accorder un « passe-droit » à Uber.

Les chauffeurs de taxis disent qu'ils ne peuvent pas concurrencer Uber, alors que la Ville réglemente leurs tarifs, mais pas ceux de l'entreprise américaine. Selon eux, la même réglementation devrait s'appliquer à tous.

La compagnie de taxi Co-op accuse elle aussi le maire d'accorder un « traitement de faveur » à Uber.

Baisse des tarifs de taxi

Par ailleurs, le rapport recommande une baisse de 1 $ du tarif de base des taxis traditionnels, pour favoriser la concurrence avec Uber. 

Le maire Tory appuie cette recommandation. Le comité des permis doit débattre de la question mercredi prochain.

Avant même que les recommandations ne soient dévoilées, la compagnie de taxi Beck avait lancé une pétition en faveur d'une réduction des tarifs, qui sont réglementés par la Ville.

Selon Kristine Hubbard de Beck, les Torontois paient les tarifs de taxi les plus élevés au Canada, ce qui fait en sorte que des compagnies comme la sienne perdent des clients au profit d'Uber. Elle a aussi enjoint la Ville à réduire ses frais de permis. 

Pour sa part, Alex Pierson de la compagnie de taxis Co-op dit que l'entreprise avait recommandé une réduction de 20 % des tarifs lors de consultations avec la Ville cet été.

Le vice-président du comité municipal des permis, le conseiller municipal Jim Karygiannis, qui a fait campagne contre Uber, appuie la proposition de réduction des tarifs de taxis, affirmant que la mesure aurait dû entrer en vigueur il y a longtemps. 

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