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Trafic de technologie vers la Chine : un Québécois et un Ontarien accusés

Quatre personnes, dont un Québécois et un Ontarien, ainsi que deux entreprises montréalaises ont été accusés par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) relativement à une affaire présumée d'exportation illégale de « marchandises et technologies contrôlées » vers la Chine.

La police croit que les accusés ont fabriqué et vendu à deux entreprises chinoises, dont une société d'État, des dispositifs microélectroniques destinés à améliorer la technologie des appareils photo embarqués sur satellite spatial.

Selon la GRC, ces marchandises et technologies ne pouvaient être exportées vers la Chine, en vertu du Programme des marchandises contrôlées du Canada et d'autres lois d'exportation.

Selon la police, deux Canadiens qui travaillaient chez Teledyne DALSA, à Waterloo, en Ontario, ont volé la technologie de leur employeur et ont fondé une compagnie avec un ex-employé de cette entreprise, dans le but de décrocher le contrat pour « la conception et la mise au point de dispositifs microélectroniques destinés à améliorer la technologie des appareils photo embarqués sur satellite spatial ».

Le quatrième accusé travaille pour une des deux compagnies chinoises qui seraient impliquées dans le complot présumé, selon la GRC.

Teledyne DALSA avait porté plainte auprès de Services publics et Approvisionnement Canada et d'Affaires mondiales Canada, qui ont ensuite demandé à la GRC de mener une enquête criminelle.

Quatre accusés 

La GRC a accusé de plusieurs chefs :

  • Arthur Xin Pang, 46 ans, de l'arrondissement montréalais Pierrefonds-Roxboro et sa compagnie Global Precision : Ils sont accusés de fraude, complot, faux semblants, possession de biens criminellement obtenus, possession et transfert de marchandises contrôlées, exportation de marchandises contrôlées, et tentative d'exportation de marchandises contrôlées.

  • Binqiao Li, 59 ans de Waterloo : Il est accusé de vol, fraude, complot en vue de commettre une fraude, exportation de marchandises contrôlées, possession de biens criminellement obtenus, et possession et transfert de marchandises contrôlées.

Les deux hommes devaient comparaître lundi à Kitchener pour leur demande de remise en liberté sous caution, a indiqué la GRC.

Nick Tasker du Royaume-Uni et son entreprise montréalaise 3D Microelectronics et Hugh Ciao de Californie font également face à des chefs d'accusations similaires. 



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