La pétrolière TransCanada se dit surprise d'apprendre que le gouvernement québécois prévoyait intenter des poursuites judiciaires contre le pipeline Énergie Est.

Selon son porte-parole Tim Duboyce, l'entreprise albertaine croyait que les problèmes entourant la révision environnementale du projet étaient réglés depuis bien longtemps avec la province.

Le ministre québécois de l'Environnement David Heurtel a précisé que le gouvernement avait envoyé deux lettres à TransCanada en 2014 dans lesquelles il demandait à l'entreprise de soumettre une évaluation environnementale de son projet.

M. Heurtel affirme que la pétrolière n'a jamais répondu à ces demandes. C'est pourquoi le Québec a intenté une injonction pour forcer TransCanada à respecter les lois de la province.

« À ce moment [ en 2014 ] nous avons eu l'impression que les problèmes soulevés dans les deux lettres avaient été réglés, une impression qui avait été renforcée par le fait que nous n'avions pas reçu d'autres indices que le problème persistait », avoue le porte-parole Tim Duboyce.

Tous les projets de pipelines qui traversent les provinces du Canada sont soumis à une évaluation environnementale du fédéral, un processus géré par l'Office national de l'énergie. Les provinces soumettent leurs propres évaluations à l'office pour influencer la décision du fédéral.

Le projet d'oléoduc Énergie Est de 4600 km vise à acheminer quotidiennement 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux albertains jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine