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Transcontinental veut vendre ses journaux au Québec et en Ontario

L'éditeur Transcontinental met en vente ses 93 journaux du Québec et de l'Ontario, dont le quotidien Métro de Montréal, a annoncé l'entreprise mardi.

Un texte de François Parenteau

Le journal Les Affaires n’est pas touché par cette annonce. Transcontinental ne compte pas vendre ses autres publications spécialisées dans le milieu des affaires, des finances et de la construction ainsi que sa division d'ouvrages pédagogiques. En Ontario, seul le Seaway News de Cornwall est touché par cette annonce.

La vente de ces publications sera séparée en 27 sous-groupes. Les journaux qui ne seront pas vendus continueront d’être gérés par Transcontinental, a indiqué l’entreprise. Le président et chef de la direction, François Olivier, s'attend à vendre au moins la moitié de ses publications.

« Nous sommes persuadés que la vente de ces actifs à des acteurs locaux représente la meilleure avenue pour contribuer à la pérennité de la presse locale et favoriser une plus grande proximité avec les annonceurs et les communautés desservies », a déclaré M. Olivier.

Le processus de vente doit s’échelonner sur plusieurs mois. Environ 1000 personnes travaillent pour les journaux locaux et régionaux de Transcontinental au Québec.

Cette annonce survient une semaine après que l'entreprise ait annoncé la vente de 28 publications et de quatre usines d'impression dans les Maritimes. L'entreprise s’est aussi départie de ses propriétés médiatiques en Saskatchewan au printemps 2016.

« Une opportunité de développement »

Hebdos Québec, un regroupement de 31 journaux locaux indépendants, croit que cette annonce est une bonne nouvelle pour réduire la concentration de la presse en région.

« À la suite de la guerre commerciale avec Québecor, Transcontinental est devenu un joueur très imposant avec 75 % des parts de marché. Je sens que cette nouvelle permettra un retour de balancier vers une propriété plus indépendante », déclare Gilber Paquette, directeur général d’Hebdos Québec.

Selon M. Paquette, ces ventes de journaux serviront bien l’intérêt public en termes d’information locale.

La FPJQ inquiète

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s'inquiète que ces ventes puissent à moyen et à long terme laisser des communautés du Québec sans couverture médiatique.

Selon certaines sources, Québecor n'aurait pas l'intention de remettre les pieds dans le secteur de la presse régionale et l'intérêt ne semble pas au rendez-vous chez Groupe Capitales Médias. L'homme d'affaires Alexandre Taillefer, qui a acquis le journal Voir et le magazine L'actualité, a fait savoir qu'il n'avait « pas d'intérêt » pour les journaux de Transcontinental.

« Ça nous rassure de savoir que Transcontinental va continuer d’opérer les journaux invendus », dit Stéphane Giroux, le président de la FPJQ.

« S’ils ne trouvent pas preneurs, on ne peut toutefois pas forcer l'entreprise à conserver des journaux qu’elle ne veut plus. Il y a des risques qu’on se retrouve avec des publications abandonnées qui ne survivront pas. Ces journaux sont souvent la seule source d’information locale en région », mentionne-t-il.

Selon M. Giroux, tout va dépendre de ceux qui seront capables d’acheter les journaux mis en vente.

À ce sujet, Hebdos Québec souhaite que le gouvernement du Québec, par le biais d’Investissement Québec, donne un coup de main aux investisseurs locaux pour financer l’acquisition de ces journaux.

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