Des membres des unités spéciales de la police fédérale belge ont arrêté trois nouveaux suspects vendredi au cours d'une opération antiterroriste dans les communes de Schaerbeek, Forest et Saint-Gilles, dans l'agglomération de Bruxelles.

Les suspects ont été placés en détention dans la foulée de l'enquête sur les attentats de Bruxelles et de l'arrestation d'un Français, Reda Kriket, jeudi, en France. Selon des sources policières, ce dernier, âgé de 34 ans, s'apprêtait à commettre un attentat terroriste en France.

Au moins un des suspects arrêtés vendredi a été blessé à la jambe lors de l'intervention policière et l'un d'eux transportait un sac jugé suspect, selon le diffuseur belge RTBF. Les policiers ont eu recours à un robot démineur pour l'atteindre.

Dans la capitale belge, les gardiens de sécurité, soldats et policiers se font encore très présents, même si les autorités ont abaissé d'un cran jeudi le niveau d'alerte en vigueur, qui est passé de quatre - le maximum - à trois.

Un complice du 13 novembre était l'un des kamikazes de Bruxelles

Cette nouvelle opération policière intervient trois jours après les attentats perpétrés à l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem et dans une station du métro de la capitale belge, et ce, alors que les liens entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles apparaissent de plus en plus étroits. 

L'homme soupçonné d'avoir été l'artificier du 13 novembre, le Bruxellois d'origine marocaine Najim Laachraoui est, avec Ibrahim El Bakraoui, l'un des deux kamikazes de l'aéroport de Zaventem, a confirmé vendredi le parquet fédéral.

Des traces d'ADN de Laachraoui avaient été retrouvées sur plusieurs pièces d'explosif utilisé dans les attentats de Paris, notamment « sur un gilet explosif et un morceau de tissu utilisés au Bataclan, et sur un engin explosif du Stade de France », a déclaré la justice belge par voie de communiqué.

Les policiers ont également retrouvé des traces d'ADN de Laachraoui dans des résidences de la commune de Schaerbeek où des membres du commando de Paris ont séjourné. Né le 18 mai 1991 au Maroc, il a grandi dans la commune de Schaerbeek. À Bruxelles. Il a rejoint les rangs de l'État islamique en Syrie en février 2013 avant de revenir sévir en Europe.

Plus d'un réseau existe

Le président français François Hollande a admis vendredi que les récentes arrestations en lien avec les attentats ne signifient pas la fin de la menace terroriste. 

La justice belge est toujours à la recherche du troisième homme apparaissant sur une image tirée d'une caméra de surveillance de l'aéroport quelques secondes avant les explosions. L'homme accompagnait les kamikazes Najim Laachraoui et Ibrahim El Bakraoui. 

Ibrahim El Bakraoui figurait d'ailleurs sur une liste américaine liée à l'antiterrorisme, bien avant les attaques du 13 novembre à Paris. Le frère d'Ibrahim, Khalid, qui s'est fait exploser dans le métro à Bruxelles, avait été ajouté à la liste peu de temps après. 

En plus d'être connu des autorités américaines, Ibrahim El Bakraoui a été expulsé de Turquie à deux reprises l'an dernier, selon un responsable gouvernemental turc.

Abdeslam reste silencieux

Par ailleurs, le principal suspect des attentats de Paris, Salah Abdeslam, a arrêté de collaborer avec les policiers depuis les attaques survenues mardi à Bruxelles. Selon les procureurs belges, il a refusé de faire « même le plus petit commentaire » et choisi d'exercer son « droit de garder le silence » durant le second d'une série de deux interrogatoires le 19 mars.

Le suspect a été arrêté dans le quartier bruxellois de Moleenbeek le 18 mars dernier, en même temps que quatre autres personnes. 

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