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Trudeau, aidé de Chrétien, parle d'unité nationale pour s'attaquer à Mulcair

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, accuse son rival néo-démocrate Thomas Mulcair de vouloir diviser le Canada en rejetant la Loi sur la clarté référendaire. L'ancien premier ministre Jean Chrétien est venu épauler Justin Trudeau dans ses attaques, lors d'un arrêt à Hamilton, en Ontario.

Un texte de Marie-Ève Maheu

« C'est irresponsable pour essayer de gagner des votes de vouloir abolir la loi sur la clarté. Les gens ont le droit de savoir quelles seront les règles avant », a lancé Jean Chrétien devant des militants.

MM. Chrétien et Trudeau reprochent au chef néo-démocrate d'avoir ramené, en marge de la fête nationale cet été, son engagement de reconnaître une victoire du oui par 50 % des voix plus une advenant un référendum sur la séparation du Québec. Le NPD a adopté cette position, appelée la déclaration de Sherbrooke, en 2006. 

Justin Trudeau accuse aussi Thomas Mulcair de tenir un double discours en anglais et en français.

Les libéraux se disent inquiets pour l'unité du pays en cas de victoire du NPD.

« On va perdre un pays à cause de quelqu'un qui a oublié ses lunettes à maison! Ça ne marche pas », dit Jean Chrétien. C'est son gouvernement qui avait fait adopter la loi sur la clarté à la suite du référendum de 1995.

 M. Trudeau rappelle que M. Mulcair a déjà tenté de faire abroger cette loi à la Chambre des communes. « Je pense que tout premier ministre, ou toute personne qui aspire à le devenir, devrait être prêt à se battre pour garder le Canada uni. Il ne devrait pas faciliter son éclatement », a ajouté le chef libéral.

Mulcair compare Chrétien et Martin aux Classels

Informé de l'attaque à venir de ses adversaires en matinée, Thomas Mulcair a répliqué aux libéraux, en allant jusqu'à les comparer au groupe Les Classels.

Avant Jean Chrétien, l'ancien premier Paul Martin était apparu aux côtés de Justin Trudeau, fin août, pour défendre sa politique économique.

« Les Québécois ont choisi une autre voie. Les progressistes au Québec veulent qu'on s'occupe de vraies choses comme la santé, ils sont tournés vers l'avenir. Je vais laisser Justin Trudeau regarder dans le rétroviseur et tenter de raviver les querelles du passé. Nous, on regarde droit devant. On règle les problèmes de l'avenir », a-t-il ajouté.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, pourtant en faveur de l'abolition de la Loi sur la clarté, accuse aussi le NPD de tenir une position « ambiguë ». « Tom au Canada anglais n'en parle pas beaucoup [du 50 % des voix plus un vote]. Thomas en parle au Québec, mais Tom et Thomas n'ont pas toujours le même discours. »

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