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Trudeau condamne l'attaque contre des réfugiés syriens à Vancouver

Des réfugiés syriens récemment arrivés à Vancouver ont été aspergés de gaz poivré, vendredi soir, par un homme qui circulait en vélo. Le premier ministre canadien Justin Trudeau condamne ce geste « contraire à ce que nous sommes ». La police de Vancouver a ouvert une enquête pour crime haineux. 

Les victimes venaient de participer à une une réception de bienvenue à l'Association musulmane du Canada sur l'avenue Kingsway. Ils attendaient l'autobus devant le centre lorsqu'ils ont été aspergés de poivre. 

Selon la police, l'homme qui s'en est pris à eux portait un chandail avec un capuchon blanc pour cacher son visage. 

« On a tous commencé à tousser et nos yeux brûlaient », raconte Nawal Addo, une jeune de 17 ans qui a grandi au Canada, mais qui se trouvait parmi les victimes de l'agression. « Ils ont vu assez de choses horribles dans leur pays. En tant que Canadiens, nous ne devrions pas les accueillir de cette façon. J'ai vu qu'ils étaient bouleversés par ce qui s'est produit. »

Les pompiers et les techniciens ambulanciers ont soigné une quinzaine de personnes au total.  

« Ce n'est pas ce que nous sommes », dit Trudeau

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a vivement condamné l'agression qui, a-t-il affirmé, est « contraire à ce que nous sommes », et « ne reflète pas l'accueil chaleureux des Canadiens ».

Le ministre McCallum choqué

Le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, s'est quant à lui dit « choqué ». « Ce groupe se rendait à un événement visant à lui souhaiter la bienvenue au Canada, ce qui rend l'attaque encore plus choquante et condamnable », a-t-il déclaré dans un communiqué. « Cette attaque ne représente en aucune façon leur nouveau foyer. » 

Il a ajouté souhaiter que le coupable soit rapidement arrêté et traduit devant les tribunaux. 

Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, a pour sa part indiqué que l'incident est une « démonstration répugnante de haine que Vancouver rejette ». 

Un crime haineux, selon la police de Vancouver

En point de presse samedi soir, le chef de police de la ville de Vancouver, Adam Palmer, a parlé d'une « situation très troublante », et a assuré que toutes les ressources nécessaires seraient déployées pour retrouver le suspect. « C'est un crime haineux contre des réfugiés nouvellement arrivés au Canada, et c'est très sérieux », a-t-il affirmé. Il s'est aussi adressé directement au suspect, lui demandant de se rendre pour qu'il explique son geste. 

« Espérons que ce soit un acte isolé »

Les réfugiés qui ont été incommodés par le gaz poivré, dont plusieurs adolescents et enfants, ont été soignés par le personnel paramédical et les pompiers.

Tarek Ramadan, très impliqué dans l'accueil des réfugiés syriens au pays, explique que ces nouveaux arrivants « ne comprennent pas pourquoi c'est arrivé, surtout après avoir passé une soirée à leur expliquer que le Canada est un pays sécuritaire et accueillant. Espérons que ce soit un acte isolé, » dit-il.

 

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