Retour

Trudeau défend la sécurité aux frontières

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré mercredi, lors d'une assemblée publique à Hamilton, en Ontario, que malgré les inquiétudes suscitées par le retour des combattants du groupe armé État islamique, les Canadiens sont en sécurité dans leur pays et qu'ils peuvent compter sur les services de sécurité et de renseignement pour continuer de l'être.

Un intervenant a voulu savoir en quoi la politique du Canada sur le retour des combattants islamistes était différente de celle de ses alliés. Il a aussi relevé que la sécurité entourant l'assemblée à Hamilton lui semblait peu rigoureuse et dépourvue de fouilles adéquates. « N'importe qui aurait pu apporter n'importe quoi ici, » dit-il.

« Vous dites que vous êtes inquiet et que vous avez à cœur la sécurité des Canadiens. Vous ne pouvez même pas gérer une sécurité adéquate. Comment allez-vous vous assurer que nous sommes tous en sécurité? »

Justin Trudeau a plaisanté en répondant que, bien qu'il ait travaillé comme videur, il n'était pas un expert en sécurité et qu'il suivait les conseils de ses experts, incluant ceux de la Gendarmerie royale du Canada et du Service canadien du renseignement de sécurité.

« Pour ce qui est des voyageurs étrangers, j'écoute les conseils de nos services de renseignement et de nos services de sécurité qui sont très, très attentifs aux défis que pose le retour du Moyen-Orient », a déclaré M. Trudeau.

« Nous sommes très vigilants et responsables de la sécurité des Canadiens, de la sécurité de nos collectivités. C'est une chose sur laquelle nous ne ferons jamais de compromis. Je peux vous assurer que vous êtes en sécurité ici, dans cette pièce », a ajouté le premier ministre.

Une jeune femme, qui se trouvait à l'arrière de la salle et que M. Trudeau n'avait pas choisie comme interlocutrice, lui a crié qu'il devrait être gêné d'avoir ouvert les frontières du Canada et d'avoir accepté de verser à Omar Khadr une indemnité de 10,5 millions de dollars.

La sécurité a encerclé la jeune femme à qui Justin Trudeau a demandé de cesser de crier avant de lui répondre concernant l'indemnité versée à l'ancien détenu de Guantanamo.

« La colère que certains ressentent et que beaucoup de gens ressentent au sujet du paiement que le gouvernement a fait à Omar Khadr est réelle. Franchement, cela pourrait vous surprendre, mais je partage cette colère et cette frustration », a dit le premier ministre.

« Je veux que vous continuiez tous d'être en colère et frustrés qu'un gouvernement canadien ait dû conclure ce règlement, a-t-il dit, et que vous preniez cela comme une leçon qu'à l'avenir aucun gouvernement canadien ne devrait penser qu'il est acceptable de permettre à un Canadien, aussi impopulaire soit-il, d'être torturé. Ce n'est pas ainsi que nous faisons les choses au Canada. »

La foule a répondu en l'ovationnant.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L'art d'être le parfait invité