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Trudeau face aux choix difficiles d'un premier gouvernement

À 48 heures de l'assermentation du gouvernement Trudeau, les spéculations vont bon train quant à la composition d'une équipe qui doit incarner à la fois diversité, parité hommes-femmes, équilibre régional et générationnel. Un exercice difficile qui fera des heureux et peut-être bien des déçus.

Des noms de ministrables émergent du lot des quelque 183 députés pour esquisser les contours du prochain gouvernement, qui, comme l'avait promis Justin Trudeau, comptera moins de ministres que celui de son prédécesseur.

Du vivier québécois, duquel seront puisés six ministres, fuse le nom de Mélanie Joly, jeune députée de la région de Montréal à laquelle le premier ministre serait enclin à confier le portefeuille du Patrimoine.

Outre la vie culturelle, elle aura aussi à gérer l'épineux dossier de CBC-Radio-Canada, qui a procédé à des compressions de plusieurs milliers de postes. Les 150 millions de dollars annuels promis par M. Trudeau seront-ils suffisants pour arrêter l'hémorragie?

Au Québec, comme ailleurs au pays, l'embarras du choix est là. Marc Garneau, qui a plusieurs cordes à son arc, pourrait être sollicité pour les affaires étrangères ou encore pour l'industrie, la science et la technologie.

Stéphane Dion devrait aussi obtenir un portefeuille, mais ce ne sera pas celui de l'Environnement.

Sans oublier le nouveau venu Jean-Yves Duclos, professeur à l'Université Laval, qui pourrait hériter d'un ministère proche de son domaine de compétence : l'économie.

Le prix des équilibres

De ces choix résulteront aussi des déceptions. Un nom libéral aussi retentissant que celui de Pablo Rodriguez - qui a supervisé la campagne électorale au Québec - sera, selon nos sources, sacrifié sur l'autel des équilibres à atteindre.

D'autres vieux routiers du parti, à l'expérience et aux compétences avérées, devront être écartés de la courte liste, au nom de la diversité ethnique et régionale.

En revanche, l'impératif de la parité propulsera des femmes dans des sièges ministériels. On peut citer pêle-mêle : Judy Foote, Chrystia Freeland, Celina Cesar-Chavannes, Catherine McKenna, Jane Philpott, MaryAnn Mihychuk, Jody Wilson-Raybould, Carla Qualtrough et Pamela Goldsmith-Jones.

Des députés issus de l'immigration figureront en bonne place dans le nouveau gouvernement, comme Amarjeet Sohi (Edmonton) ou encore Harjit Sajjan (Vancouver-Sud).

On s'attend en outre à ce que des députés autochtones soient appelés à des fonctions ministérielles. On murmure les noms de Hunter Tootoo, le nouveau député du Nunavut, et de Robert-Falcon Ouellette, élu dans Winnipeg-Centre et issu de la Première Nation Red Pheasant. Mais, contrairement à ce qui a été dit jusque-là, Justin Trudeau n'enverrait pas forcément un de ces élus aux ministères des Affaires autochtones, mais songerait à les placer ailleurs, dans d'autres portefeuilles d'importance.

Enfin, il y a les fidèles comme Dominic Leblanc, Ralph Goodale, Scott Brison, qu'il est difficile de ne pas voir dans la liste de M. Trudeau, qui devrait par ailleurs réserver quelques places pour des étoiles montantes parmi lesquelles on retrouve Bill Morneau, Jim Carr, Andrew Leslie et Harjit Sajjan.

Avec les informations d'Emmanuelle Latraverse

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