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Trudeau veut convaincre les électeurs d'aller voter

Alors que les derniers sondages semblent confirmer l'avance des libéraux en vue du scrutin de lundi, le chef Justin Trudeau appelle ses sympathisants à aller voter. Il dit ne rien tenir pour acquis et multipliera d'ailleurs les arrêts d'un bout à l'autre du pays durant les deux jours qui lui restent.

« On commence ici, à Halifax. On s'en va à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), puis à Thunder Bay, en Ontario, puis à Winnipeg et on finit la journée à Edmonton. Je vais continuer de travailler très fort pour dire aux gens qu'on a la chance de défaire Stephen Harper et d'avoir un meilleur gouvernement », a affirmé Justin Trudeau, en marge d'un rassemblement dans la capitale néo-écossaise.

Dans ce dernier sprint de campagne, le chef libéral visite surtout des circonscriptions où il espère faire des gains.

En anglais, M.Trudeau a déclaré à ses militants que M. Harper avait « plus d'un tour dans son sac » pour rester au pouvoir. Appelé à préciser sa pensée en point de presse, M. Trudeau a notamment rappelé la controversée réforme de la Loi électorale des conservateurs qui « rend plus difficile le vote des jeunes, des moins nantis et des autochtones ».

Justin Trudeau n'a pas pu échapper à l'affaire entourant la démission du coprésident de la campagne libérale Daniel Gagnier, aussi consultant pour TransCanada. Une histoire qui hante le chef libéral depuis quelques jours maintenant.

Lors du rassemblement à Halifax, des protestataires ont brandi une pancarte sur laquelle il était écrit : « Les libéraux dans le même lit que TransCanada ».

Même si l'équipe libérale semble croire que cette controverse est derrière Justin Trudeau, ses adversaires politiques continuent de taper sur ce clou, notamment avec de nouvelles publicités.

Le chef libéral n'est pas étonné d'être pris pour cible. « Les attaques de mes opposants vont continuer, parce que, comme on l'a vu et comme je l'ai dit durant cette campagne, mes opposants se concentrent sur moi, alors que moi je me concentre sur les Canadiens », dit-il, se félicitant d'avoir mené une campagne sans attaques personnelles.

Questionné sur ce que ferait un gouvernement libéral en début de mandat, Justin Trudeau a rappelé que son premier projet de loi viserait à diminuer les impôts de la classe moyenne en augmentant ceux des Canadiens qui gagnent plus de 200 000 $ par année.

Quant à son premier coup de fil, il irait au président américain, Barack Obama. M. Trudeau a expliqué qu'il voudrait ainsi améliorer la relation entre le Canada et les États-Unis qui a été « aigrie », croit-il, par Stephen Harper ces dix dernières années.

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