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Trump dément tout lien avec la Russie et tance la presse « malhonnête »

Le président américain Donald Trump a démenti, lors d'un point de presse jeudi, les informations voulant qu'il y ait eu des contacts répétés entre son équipe de campagne électorale et les services de renseignement russe, ainsi que des discussions entre son ex-conseiller à la sécurité nationale et un diplomate russe.

« Ce ne sont que des fausses informations », a déclaré M. Trump.

Il a ajouté que ces allégations n’aideraient pas à conclure une entente avec le président russe, Vladimir Poutine. « Poutine doit probablement se dire qu’il ne peut plus conclure d’entente avec moi, parce que ce serait impopulaire », a-t-il ajouté.

Évoquant son conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, qui a démissionné lundi pour avoir évoqué les sanctions contre la Russie avec l'ambassadeur russe, M. Trump a décrété que son ex-collaborateur « faisait juste son travail ».

« La seule chose, c'est qu'il ne l'a pas dit convenablement à notre vice-président et qu'ensuite il ne s'en est pas souvenu », a-t-il justifié.

« Quant à moi, je ne possède rien en Russie. Je n'ai pas de prêts en Russie. Je n'ai aucun accord en Russie », a martelé Donald Trump.

Je n'ai rien à voir avec la Russie.

Donald Trump

« Les fuites sont réelles, les informations sont fausses », ajoute-t-il à propos des révélations sur ses relations avec le Kremlin.

Mais alors, demande un journaliste, si les fuites sont bien réelles comment les informations peuvent-elles être fausses? C'est le « ton », répond Donald Trump, qui dénonce « la haine » dont il fait objet,

Le président américain a profité de son point de presse pour dire qu'il avait hérité d'une situation chaotique aux États-Unis et dans le monde.

Il a tancé les médias, dénonçant leur malhonnêteté. « La presse est devenue si malhonnête que si nous n'en parlons pas, cela dessert énormément le peuple américain. »

La plupart des médias à Washington, New York et Los Angeles ne parlent pas pour le peuple, mais pour les intérêts particuliers et pour ceux qui profitent d'un système cassé de manière très, très évidente.

Donald Trump

Le président américain tance les médias alors qu'une enquête du Pew Research Center publiée jeudi, montre que sa popularité, après un mois au pouvoir, est nettement plus basse que celle des cinq présidents qui l'ont précédé, démocrates ou républicains.

Au total, 56 % des Américains désapprouvent ses actions, 39 % l'approuvent.

Conseiller à la sécurité nationale : Donald Trump essuie un refus de Robert HarwardLe candidat choisi par Donald Trump pour succéder à Michael Flynn au poste de conseiller à la sécurité nationale, Robert Harward, vice-amiral de la marine américaine à la retraite, a décliné la proposition, a annoncé jeudi un responsable de la Maison-Blanche.Selon la Maison-Blanche, Harward a justifié son refus par des motifs familiaux et financiers. Il occupe actuellement une position de direction au sein de Lockheed Martin.

Par ailleurs, le président des États-Unis a nommé un spécialiste du droit du travail, Alexander Acosta, pour occuper le poste de secrétaire au Travail, au lendemain du retrait de son premier choix.

Alexander Acosta, est doyen de la faculté de droit du Florida International University College, à Miami. Il est considéré comme un homme pondéré et prudent dans ses prises de position.

Andrew Puzder s'est retiré mercredi, appréhendant de ne pas être confirmé en poste par le Sénat.

Concernant la réforme de la loi sur l'assurance santé Obamacare, Donald Trump a annoncé qu’elle serait rendue publique au début ou à la mi-mars.

Enfin, Washington a réitéré qu’un nouveau décret sur l’immigration sera présenté la semaine prochaine, en lieu et place de celui qui a été invalidé par une cour fédérale de San Francisco la semaine dernière.

« Nous avons eu un mauvais tribunal, une mauvaise décision », a déploré le président promettant que la nouvelle version serait « tout à fait conforme » à la législation.

La décision reposait notamment sur le fait que l'administration Trump n'avait présenté aucune preuve montrant qu'un étranger issu des sept pays concernés par le décret, l'Iran, l'Irak, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen, ait été responsable d'une attaque terroriste aux États-Unis.

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