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Trump évoque « des progrès » face à la Corée du Nord

Estimant que des « progrès » ont été réalisés dans le dossier nord-coréen, notamment grâce à la Chine, Donald Trump entend en conséquence maintenir la ligne dure face à Pyongyang qu'il a dépeint comme une « menace mondiale », lors de sa première visite officielle en Corée du Sud.

Lors d’un point de presse conjoint avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, il a répété qu’il était prêt à recourir à toute la puissance de l’armée américaine pour faire en sorte que la Corée du Nord ne mène pas à terme ses projets de missiles nucléaires balistiques.

Le président a invité Pyongyang à s’asseoir à la table de négociation pour « trouver un accord qui soit bon à la fois pour la Corée du Nord et pour le monde ».

« Je pense que nous faisons beaucoup de progrès », a-t-il par ailleurs soutenu, affirmant que les efforts de son homologue chinois Xi Jinping ont « été vraiment très, très utiles », mais sans en dire plus.

« Au final, on trouvera une solution […] On trouve toujours une solution, il faut qu'on trouve une solution », a promis Donald Trump, peu avant, lors d’une visite à Camp Humphreys, où 28 500 militaires américains sont stationnés à une centaine de kilomètres de Séoul.

Des relations tendues avec Séoul

Après une visite cordiale au Japon lundi, Donald Trump doit composer avec une relation plus difficile avec son homologue sud-coréen, à qui il a reproché en septembre sa « politique d’apaisement vouée à l’échec » face à la Corée du Nord.

À Séoul, on dénonce en revanche sa rhétorique belliqueuse et provocatrice qui a alimenté au cours des derniers mois un climat de tension accrue dans la région.

En septembre, la Corée du Nord a procédé à un sixième essai nucléaire, le plus puissant réalisé à ce jour par le régime du dictateur Kim Jong-un. Elle a également testé des missiles, dont certains sont aujourd’hui jugés capables d’atteindre l’Alaska.

L'épineux dossier du libre-échange

Autre épineux dossier à l'ordre du jour bilatéral, l'accord de libre-échange entre Séoul et Washington, que Donald Trump avait menacé d'abandonner parce qu'il le considère comme « horrible » et « tueur d'emplois ».

Pour calmer le malaise, le président Trump a écrit sur son compte Twitter, avant son arrivée avec sa femme Melania, qu'il allait « régler tout ça » avec l'« homme de valeur » qu'est M. Moon.

Le président Moon a également adouci le ton dans le cadre de cette visite en déclarant aux côtés de son homologue américain : « On dit que c'est dans le besoin qu'on reconnaît un vrai ami. […] Les États-Unis sont un vrai ami qui a été avec nous et qui a versé son sang à nos côtés quand nous étions dans le besoin ».

Le chef de la Maison-Blanche doit prendre la parole mercredi devant le Parlement sud-coréen, mais il ne se rendra pas visiter la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées depuis maintenant 64 ans. Tous les présidents américains avant lui ont pourtant pris le temps de visiter cette zone lors de leur passage en Corée du Sud.

Après sa visite en Corée du Sud, le président Trump doit se rendre en Chine, au Vietnam et aux Philippines dans le cadre d’une tournée de 12 jours en Asie.

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