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Trump fustige le tribunal qui examine son décret sur l'immigration

Le président des États-Unis, Donald Trump, s'en est pris mercredi à la Cour d'appel fédérale de San Francisco qui se penche sur son décret sur l'immigration, l'accusant d'être politisée et de mettre en danger la sécurité des États-Unis.

C'est après s'être adressé à des shérifs et à des chefs de police que Donald Trump a formulé ces critiques. Le président leur a lu une disposition juridique, adoptée il y a 65 ans, qui détaille les pouvoirs présidentiels concernant les « étrangers inadmissibles ».

Celle-ci stipule que, si un président constate que l'entrée d'étrangers peut être néfaste aux intérêts américains, il peut « suspendre l'entrée de tous les étrangers ou de toute catégorie d'étrangers en tant qu'immigrants ou non-immigrants ou peut imposer toute restriction à l'entrée d'étrangers qu'il juge appropriée ».

Le président américain a déclaré que le décret avait été écrit « de manière magnifique » et que « même un mauvais élève du secondaire pourrait comprendre cela », laissant entendre que les magistrats contre son décret étaient de mauvaise foi.

Les tribunaux semblent être très politisés et ce serait tellement bien pour notre système judiciaire s'ils pouvaient lire une déclaration et faire ce qui est juste.

Donald Trump

Donald Trump a également affirmé que la suspension du décret sur l'immigration mettait en danger le pays. « Je pense que c'est regrettable, c'est un triste jour. Notre sécurité est en péril », a-t-il déclaré.

Lors d'un entretien avec le sénateur démocrate du Connecticut, Richard Blumenthal, le juge conservateur qui siège à la Cour suprême des États-Unis, Neil Gorsuch, a affirmé que ces commentaires du président sont décourageants et démoralisants.

Ces dires ont été confirmés à l'agence de presse AFP par le porte-parole de M. Gorsuch, Ron Bonjean. Neil Gorsuch a été nommé par Donald Trump le 31 janvier dernier.

Si les États-Unis ne sortent pas victorieux de cette procédure [devant la Cour d'appel fédérale de San Francisco], nous ne bénéficierons plus jamais de la sécurité à laquelle nous avons droit.

Donald Trump, président des États-Unis

La saga judiciaire du décret sur l'immigration

Le décret, qui a été signé le 27 janvier dernier, empêchait les ressortissants de la Syrie, de l'Iran, de l'Irak, de la Libye, de la Somalie, du Soudan et du Yémen d'entrer aux États-Unis pour les trois prochains mois, le temps que l'administration américaine revoie les règles d'obtention de visas. Le décret interdit aussi l'entrée au pays de tout réfugié pour les quatre prochains mois, tandis que les réfugiés syriens sont bannis pour toujours.

L'acte a ensuite été suspendu temporairement le 3 février, à la suite d'une décision du juge fédéral de Seattle, James Robart. L'injonction est valable sur l’ensemble du territoire américain, le temps qu’une plainte déposée par le ministre de la Justice de l’État de Washington, Bob Ferguson, soit examinée.

Le 4 février, le département de la Justice a fait appel de la décision du juge Robart. Celui-ci qui souhaitait rétablir des effets du décret le temps que son recours soit pleinement examiné.

La Cour d'appel fédérale de San Francisco a toutefois rejeté la demande du département de la Justice. Le tribunal a également demandé aux parties concernées, soit le gouvernement américain et les États de Washington et du Minnesota, de déposer des arguments supplémentaires à la cour d'ici lundi soir.

Les opposants au décret et l'administration Trump ont déposé leur plaidoyer lundi.

La Cour d'appel fédérale de San Francisco doit maintenant se prononcer sur le décret d'ici la fin de semaine.

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