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Trump insiste sur la construction du mur et l’expulsion d'immigrants

Le président désigné Donald Trump a dit être prêt à expulser ou à emprisonner entre 2 millions et 3 millions d'immigrants clandestins.

Il a réitéré cette promesse à l'occasion de la première entrevue télévisuelle qu'il a accordée depuis son élection, mardi. Cette entrevue a été diffusée dimanche soir à l'émission 60 Minutes du réseau CBS.

M. Trump dit vouloir expulser « les criminels ayant un dossier judiciaire, ceux qui sont membres d'une bande et ceux qui vendent de la drogue ».

Le président désigné veut un mur et « des clôtures » à la frontière mexicaine : « Pour certaines zones, je voudrais [des clôtures], pour d'autres un mur est plus approprié », a-t-il ajouté.

Un appel au calme

Le président désigné a tenté de calmer les tensions nées depuis son élection. Aux milliers de manifestants anti-Trump qui ne désarment pas dans plusieurs villes américaines, il a lancé : « N'ayez pas peur. Nous allons rétablir notre pays ».

M. Trump a également condamné des actes de violence et de harcèlement contre des minorités. « Je suis si triste d'entendre cela. Et je dis : "Arrêtez cela. Si cela peut aider, je le dis et je le dis face à la caméra : arrêtez cela" »

Un juge contre l'avortement

Donald Trump, qui doit nommer un juge à la Cour suprême pour combler un siège actuellement vacant, a réitéré son intention d'y désigner des juges opposés à l'avortement et favorables au port d'armes à feu.

Un tel engagement pourrait créer de nouvelles frictions entre lui et le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan. Ce dernier a déclaré, dans une entrevue à la chaîne CNN, que les expulsions de masse n'étaient pas une priorité des républicains pour l'instant. Il a dit qu'il fallait apaiser l'esprit de la population sur ce sujet parce que le gouvernement devrait plutôt se concentrer sur la sécurité aux frontières.

Le président désigné a aussi dit qu'il accepterait qu'une clôture soit érigée, au lieu d'un mur, à certains endroits de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Au cours de sa campagne, il avait promis de construire un mur le long de cette frontière et d'en faire payer les coûts au Mexique. Il s'était aussi engagé à expulser tous les 11 millions d'immigrés clandestins, acceptant toutefois de faire des exceptions.

M. Trump entend renoncer à son salaire de président de quelque 400 000 $. Il percevrait 1 $ symbolique comme le stipule la loi.

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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