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Trump nie en bloc les allégations d'attouchements sexuels

Les allégations de quatre femmes qui affirment avoir été victimes d'attouchements sexuels de la part de Donald Trump sont « absolument et totalement fausses », a assuré jeudi le principal intéressé lors d'un rassemblement politique organisé en Floride, un État clé pour la présidentielle.

« Ces allégations vicieuses contre moi, de conduite inappropriée avec des femmes, sont totalement et absolument fausses, et les Clinton le savent », a lancé le controversé candidat républicain à ses partisans. « Ces allégations sont fabriquées, a-t-il ajouté. Ces événements ne se sont jamais produits. »

Le milliardaire impute toute l'affaire à « l'establishment politique » et aux médias qui sont fidèles à ce dernier. « Il n'y a rien que l'establishment politique ne fera pas, aucun mensonge [que ses membres] ne diront pas, pour garder leur prestige et leur puissance à votre détriment », a-t-il plaidé.

M. Trump affirme détenir des preuves qui permettront de discréditer les allégations des quatre femmes, mais il n'entend les dévoiler qu'au moment et dans un endroit jugé opportuns.

Les témoignages en question sont publiés quelques jours après la diffusion par le Washington Post d'une vidéo de 2005 dans laquelle Donald Trump se vante d'un comportement relevant du harcèlement sexuel. Il y affirmait pouvoir faire tout ce qu'il veut avec les femmes, grâce à son statut de vedette.

Lors d'un débat avec son adversaire démocrate Hillary Clinton, dimanche dernier, Donald Trump s'est excusé pour ces commentaires, qui n'étaient que des « discussions de vestiaire » selon lui. Lorsqu'on lui a demandé s'il était déjà passé à l'acte de la manière qu'il le décrivait, il a nié tout de go.

Le New York Times refuse de se rétracter

Mercredi soir, l'avocat de M. Trump, Marc E. Kasowitz, a écrit au New York Times, qui a publié l'histoire de deux femmes qui disent avoir été agressées par Donald Trump, pour demander que l'article en question soit retiré et que le quotidien offre ses excuses. Le journal lui a opposé une fin de non-recevoir. 

« Votre article est dangereux, diffamatoire », écrivait M. Kasowitz. « Il est évident, par le moment de publication de l'article, que ce n'est rien de plus qu'un effort motivé par des considérations politiques pour défaire la candidature de M. Trump. »

Le vice-président du New York Times, David McGraw, lui a répondu que taire les voix de ces femmes rendrait « un mauvais service non seulement à nos lecteurs, mais à la démocratie ».

« Les femmes citées dans notre histoire parlent d'un enjeu d'importance nationale, un enjeu dont M. Trump lui-même a en fait discuté pendant le débat présidentiel de dimanche soir, que tout le pays regardait », écrit-il.

« Un comportement de prédateur sexuel », dit Michelle Obama

Plus tôt dans la journée, l'épouse du président américain, Michelle Obama, a durement critiqué M. Trump dans un discours passionné prononcé à l'occasion d'un rassemblement politique de Mme Clinton, au New Hampshire.

« Quel que soit le parti auquel on appartient, démocrate, républicain ou indépendant, aucune femme ne mérite d'être traitée de cette façon. Personne ne mérite ce genre d'injures », a-t-elle fait valoir.

Mme Obama s'est dite « glacée jusqu'à la moelle », par l'attitude « effrayante » de Donald Trump vis-à-vis des femmes. « Ce n'est pas normal. Ce n'est pas la politique telle qu'on l'entend. C'est honteux. C'est intolérable. »

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