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Uber est réglementée à Toronto : la compagnie se dit satisfaite

L'avenir d'Uber à Toronto est assuré. Les membres du Conseil municipal ont voté en faveur de réglementer les services de covoiturage commercial.

La motion présentée par le maire de Toronto John Tory a été adoptée, sauf pour un point, après une longue journée de débat. Elle suggère de permettre aux chauffeurs de réduire ou d'augmenter leurs tarifs pour les déplacements commandés à l'aide d'une application mobile. C'est en réponse à la pratique d'Uber d'augmenter ses tarifs lorsque la demande est plus forte.

Selon les nouvelles règles, les chauffeurs de taxi n'auront plus à suivre de formation pour fournir des premiers soins afin d'obtenir un permis. 

Uber devra pour sa part se plier à des mesures de sécurité un peu plus strictes en fournissant plusieurs informations personnelles sur ses chauffeurs à la Ville. Les voitures personnelles devront aussi afficher une marque d'identification Uber lorsqu'elles seront en service.

La motion du maire Tory semble avoir calmé les ardeurs des plus grands alliés de l'industrie du taxi. Après le vote, le conseiller municipal Jim Karygiannis a déclaré que ces nouvelles règles sont celles qui « ressemblent le plus à un terrain de jeu équitable pour tous ».

Pour sa part, Kristine Hubbard, directrice des opérations pour la compagnie Beck Taxi, dit qu'elle compte étudier les règles adoptées par le conseil municipal et évaluer l'impact pour sa compagnie.

Le résultat du vote a visiblement déplu certains chauffeurs présents en soirée. Un chauffeur a crié au maire Tory « vous nous avez vendu ».

Lors des débats, la salle du conseil de ville était remplie de chauffeurs d'Uber, vêtus d'un chandail bleu, et de chauffeurs de taxi, qui portent un chandail jaune.

Les nouvelles règles créent aussi une nouvelle catégorie de permis pour les chauffeurs du service de co-voiturage commercial UberX.

Uber avait affirmé que si les élus votent en faveur d'un règlement unique qui engloberait les taxis et les services de covoiturage, Toronto pourrait perdre les services offerts par son entreprise.

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