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Ugo Fredette, un passionné des disparitions

L'homme qui est soupçonné d'avoir enlevé son fils, finalement retrouvé sain et sauf, avait fait des dossiers non résolus de meurtres et de disparition une mission personnelle, selon ses proches.

Ugo Fredette a d’ailleurs travaillé sur plusieurs cas de disparitions, dont un documentaire, 7 femmes, qui doit sortir au cours des prochaines semaines. Réalisé par un de ses bons amis, Stéphan Parent, le film traite de sept crimes non résolus.

M. Fredette avait une grande sensibilité pour ce genre de dossiers de disparitions et de meurtres non résolus, aux dires des gens qui l’ont côtoyé. Que ce soit des amis, des techniciens croisés sur les plateaux, ou des comédiens qui ont travaillé dans ces productions, tous s’accordent à dire qu’il s’investissait corps et âme, effectuait des heures de recherche pour ces projets-là, rencontrait les familles des victimes, contribuait à la recherche et documentation. Il espérait vraiment participer à l’avancement des enquêtes policières dans les cas de disparitions et meurtres non résolus, disent-ils.

L’homme de 41 ans démontrait énormément d’empathie et de sensibilité par rapport à ces dossiers-là, selon certaines familles de victimes, qui se disent aujourd’hui trahies et choquées par son comportement.

S’il y a une personne qui connaît la peine, la douleur qu’une famille peut ressentir lorsqu’elle est victimes d’un acte criminel, c’est bien lui, a regretté le président d’un groupe Facebook de familles de personnes disparues, Stéphane Luce, dont la mère a disparu il y a de nombreuses années et qui a collaboré avec M. Fredette sur certains projets.

Le fondateur de l’Association des familles des personnes assassinées ou disparues, Michel Surprenant, a confié avoir été témoin de certains événements lors desquels M. Fredette s’était montré irascible, impulsif et en colère.

D’autres personnes qui l’ont côtoyé ont souligné que c’est quelqu’un qui travaillait beaucoup, qui combinait un emploi d’exterminateur et un travail sur les plateaux, et pouvait se montrer assez « intense » sur certains lieux de travail.

En entrevue à Radio-Canada, Nancy Roy, directrice générale de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, dit avoir connu Ugo Fredette qui s’était adressé à son association voilà plus d'un an pour avoir de l’information pour les besoins de ses documentaires. Elle décrit un homme « rigide, et impulsif ». Elle ajoute qu’elle le trouvait « particulier », mais elle n’aurait jamais pu croire « qu’il aurait pu faire ça ».

Violences conjugales

Selon des sources de Radio-Canada, Ugo Fredette était connu des policiers, qui ont souvent eu à répondre à des appels pour des violences conjugales le concernant.

Plusieurs voisins ont relaté que le couple éprouvait des difficultés, une information corroborée par un ami du couple, Yanick Chouinard.

« Ugo et Véronique sont des amis du secondaire », a expliqué l'homme qui faisait garder son enfant à la garderie de Mme Barbe.

Il y a eu des périodes plus difficiles, mais M. Chouinard ajoute que la situation semblait s’être améliorée cet été.

« J’avais retiré mon enfant de la garderie familiale de Véronique il y a de cela six mois, parce qu’elle avait été obligée de fermer sa garderie pendant une certaine période de temps, explique-t-il. Depuis ce temps-là, on se voyait un petit peu moins, on se textait ou on se parlait au téléphone. »

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