Retour

Un athlète acadien atteint de paralysie cérébrale s'illustre au marathon de Boston

Allan Lagacé, atteint de paralysie cérébrale depuis la naissance, vient d'accomplir tout un exploit. Il a terminé le marathon de Boston le 18 avril et songe déjà à sa prochaine course.

Il s'était qualifié pour Boston après avoir couru le marathon « Courir pour lire » à Moncton, en 2014. Il a conclu celui de Boston en un peu plus de huit heures.

« J'ai commencé par marcher 10 minutes et je courais 10 minutes. Puis, je faisais cinq minutes de marche et cinq minutes de course. Mes jambes étaient plus fortes. Je prenais mon temps, je me faisais photographier avec des enfants et des spectateurs », raconte l'athlète de Pointe-Verte, au Nouveau-Brunswick.

Un exploit

Les autorités du marathon de Boston n'ont pas son chrono exact, puisque la course officielle était déjà terminée lorsqu'Allan Lagace a amorcé la sienne. Seulement 50 coureurs avec un handicap sont admis au célèbre marathon.

Il n'était là pour gagner et ne craignait pas de frapper le mur, comme c'est souvent le cas chez plusieurs coureurs.

« Je ne vois jamais le mur, c'est très bien ainsi. Je parle à mes partisans, j'apprécie la musique sur le parcours... c'est magique », se réjouit le coureur.

C'était aussi magique pour ceux et celles qui suivaient sa course à partir du Nouveau-Brunswick.

« Allan est un gars spécial, souligne Charlie Day. Il s'entraîne fort, il a eu de nombreux problèmes aux jambes dans sa vie, mais il a réalisé tout un exploit. »

Charlie Day travaille avec Allan Lagacé dans une succursale d'Alcool NB, à Bathurst. Il souligne que toute la communauté est derrière le sympathique athlète.

« Je ne veux pas que sa tête devienne trop grosse, mais il est une célébrité, dit en riant Charlie Day. Il est bien connu dans la région et il est un chic type avec qui on a du plaisir à travailler. »

Allan Lagacé souhaite maintenant participer à un demi-Ironman, une épreuve d'endurance qui comprend la course, le vélo et la natation. Même s'il ne sait pas nager, il affirme que cela ne va pas l'empêcher de réaliser son souhait.

« Je vais commencer à nager cet été dans la piscine. Si je deviens un bon nageur, je me lance. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine