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Un cadre financier irréaliste, déplore l'opposition

Loin d'être prudent, le cadre financier présenté samedi matin par le Parti libéral du Canada est plutôt synonyme de hausses de taxes et d'impôts pour les conservateurs et de compressions budgétaires pour les néo-démocrates. 

« C'est clair que [Justin] Trudeau veut augmenter les taxes et les impôts des Canadiens, qui vont détruire et tuer les emplois. Il veut avoir les grands déficits, il veut augmenter les impôts. C'est comme un retour aux politiques fiscales du Canada des années 1970 », a fait valoir en point de presse le candidat conservateur dans Calgary-Sud-Est, Jason Kenney. 

Selon lui, ce cadre financier signifie pour les familles canadiennes un « fardeau fiscal croissant ». Même son de cloche du côté du député conservateur dans Nepean-Carleton, Pierre Poilievre. Les libéraux vont devoir augmenter les taxes et impôts des Canadiens une fois au pouvoir, a-t-il poursuivi.

Il est allé jusqu'à laisser entendre que les libéraux pourraient annuler le fractionnement du revenu des pensions, une mesure que Justin Trudeau promet pourtant de protéger depuis le début de la campagne. 

Inquiet du cadre qui lui a été présenté, le NPD indique surtout y voir « l'inexpérience » du chef libéral. 

« Des promesses brisées, de mauvais calculs; un programme en fait qui va apporter d'importantes coupes dans les services dont les Canadiens dépendent. Ça montre l'inexpérience et l'inaptitude de M. Trudeau à faire les bons choix », a commenté le candidat néo-démocrate dans Eglinton-Lawrence, Andrew Thomson. 

Il ajoute que les libéraux ont même déjà commencé à briser leurs promesses. « Ils ont retranché 400 millions pour les communautés autochtones. Ils avaient promis 20 milliards pour le logement social et maintenant, ce n'est plus que six. C'est à nous demander quels prochains programmes et projets seront coupés par les libéraux. Le plan de M. Trudeau ne dit rien sur les soins de santé », a-t-il dénoncé. 

Rigoureux, mais insatisfaisant 

Pour le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, l'erreur libérale se trouve plutôt du côté de l'assurance-emploi. Même s'il admet que le cadre financier libéral est rigoureux et mieux que celui du NPD, il dénonce le fait que le PLC devra sans doute piger dans la caisse d'assurance-emploi.

« Les libéraux, malheureusement, c'est clair également qu'ils vont prendre l'argent de la caisse d'assurance-emploi. C'est un détournement de fonds de 57 milliards que le Parti libéral a déjà fait. Ils n'ont pas tiré la leçon. Ils ont pleuré beaucoup en disant ­"on le fera plus", mais ils font exactement la même chose dans leur cadre financier, comme Harper a continué de le faire et comme M. Mulcair avec le NPD », 

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