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Un chat, des fesses et César : tous candidats à la présidence américaine

Question vite, vite : il y a combien de candidats à la présidence des États-Unis? 22? 53? Nope. Vous êtes loin. Bien loin. Il y en a presque 600! Et certains semblent avoir bien de l'humour.

Un billet de Yanik Dumont Baron correspondant à Washington

À scruter la liste des candidats, vous retrouverez des jeux de mots avec l'affiliation politique, comme le Helluva Party, le parti anti-hypocrisie. Il y a aussi des noms bizarres : les candidats James « Titus the Great » Law, Princess Oawlawolwadol et Emperor Caesar s'opposent aux Bernie Sanders et Jeb Bush.

Sur la liste, il y a aussi un chat. Limberbutt McCubbins, cinq ans (en années félines), vient du Kentucky. Sa candidature est née dans l'esprit de deux adolescents et a pris la forme d'un passe-temps amusant. Il a des macarons, une vidéo publicitaire. Le candidat fait des apparitions publiques et reçoit même du (vrai!) courrier d'admirateurs.

Le candidat Deez Nuts - l'initiative de Brady Olson, un adolescent de l'Iowa - fait aussi beaucoup parler de lui. Au moins deux Américains portent ce nom, qui peut aussi être une référence aux testicules.

Ce qui est particulier avec Deez Nuts, c'est que son nom s'est retrouvé sur un sondage, aux côtés des Clinton et Trump. Et dans certains États-clés, il récolte presque 10 % des appuis.

Des candidats plus sérieux

Dans cette liste, on retrouve aussi des Américains qui croient au processus démocratique, qui aspirent vraiment à la présidence. Ça semble être le cas d'Ole Savior, du Minnesota. Il est candidat au Congrès depuis 1984. Une centaine d'autocollants à saveur politique sont affichés sur son VUS. Il se présente comme un artiste qui veut « sauver le monde des armes chimiques et nucléaires ». 

Le fait que des candidatures comme Sydneys Voluptuous Buttocks (« les fesses voluptueuses de Sydney ») puissent être inscrites démontre à quel point la barre est bien basse pour s'inscrire auprès de la commission électorale américaine. Il suffit de remplir le formulaire.

La Federal Election Commission (FEC) explique que la candidature sera officialisée seulement lorsque le candidat aura dépensé (ou amassé) 5000 $. Ce qui fait que, bien sûr, les rigolos seront écartés. De même que ceux qui dénoncent le système électoral.

« L'idée », explique George Boria, l'un des Américains derrière la candidature du postérieur de Sydney, « c'est que tous les politiciens sont des trous-de-cul, alors pourquoi ne pas en élire un vrai? ».

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